VIDEO. Crise avec Moscou: Kiev demande à l'Otan de dépêcher des navires en mer d'Azov

TENSIONS Kiev a notamment demander le renfort de l'Allemagne...

20 Minutes avec AFP

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Des soldats ukrainiens à la frontière avec la Russie près de la ville de Shyrokyne
Des soldats ukrainiens à la frontière avec la Russie près de la ville de Shyrokyne — SEGA VOLSKII / AFP

Nouvelles tensions entre l'Ukraine et la Russie. Le président ukrainien Petro Porochenko a demandé aux pays membres de l’Otan, et notamment à l’Allemagne, de déployer des navires en mer d’Azov pour soutenir Kiev dans son bras de fer avec Moscou, après un accrochage avec les forces russes au large de la Crimée.

 

« L’Allemagne est l’un de nos plus proches alliés et nous espérons que des pays au sein de l’Otan sont désormais prêts à dépêcher des navires en mer d’Azov pour aider l’Ukraine et y assurer la sécurité », a déclaré le président Porochenko dans une interview publiée ce jeudi par le quotidien allemand Bild.

Confrontation

Le président russe Vladimir Poutine « ne veut rien de moins qu’occuper la mer (d’Azov). Le seul langage qu’il comprenne est l’unité du monde occidental », a poursuivi Petro Porochenko.

« L’Allemagne doit également se demander : que fera ensuite Poutine si nous ne le stoppons pas », a averti le président ukrainien.

Les gardes-côtes russes ont intercepté par la force dimanche trois navires de la Marine ukrainienne en mer Noire, non loin de la péninsule ukrainienne de Crimée annexée par la Russie en 2014, tirant sur eux et faisant trois blessés parmi les marins à leur bord.

Il s’agit de la première confrontation militaire ouverte entre Moscou et Kiev depuis cette annexion et le début la même année d’un conflit armé dans l’est de l’Ukraine entre forces ukrainiennes et séparatistes prorusses qui a fait plus de 10.000 morts.

Loi martiale

L’Ukraine ne décolère pas après ce qu’elle considère être une agression de son gigantesque voisin. La loi martiale, votée lundi par le Parlement, y est entrée en vigueur mercredi pour 30 jours dans dix régions frontalières et côtières de ce pays.

Face aux inquiétudes, les autorités ukrainiennes ont assuré que cette loi martiale - qui permet de mobiliser les citoyens, réguler les médias et limiter les rassemblements publics - avait un caractère « préventif ».

Vladimir Poutine a, lui, défendu ses forces et insisté sur le fait que, selon lui, les gardes-côtes russes avaient simplement « rempli leur devoir avec précision ».

« Que s’est-il passé ? Ils (les Ukrainiens) n’ont pas répondu aux demandes de nos gardes-frontières. Et sont entrés dans nos eaux territoriales », a assuré le président russe, qualifiant l’accrochage de « provocation » organisée par Petro Porochenko, mal en point dans les sondages à quelques mois de l’élection présidentielle en Ukraine.

Mercredi, les neuf derniers marins capturés par la Russie qui devaient comparaître devant un tribunal ont été placés en détention provisoire jusqu’au 25 janvier, comme leurs 15 camarades l’avaient été la veille. Une détention « illégale » et un acte de « barbarie », a réagi Kiev.