Etats-Unis: Donald Trump veut taxer les voitures importées

COMMERCE La mesure inquiète surtout l'Allemagne, grand exportateur automobile...  

20 Minutes avec AFP

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Une usine de Volkswagen en Allemagne (illustration).
Une usine de Volkswagen en Allemagne (illustration). — Jens Meyer/AP/SIPA

Les menaces de guerre commerciale persistent. Donald Trump a signalé mercredi son intention d’imposer des taxes douanières sur les importations de voitures aux Etats-Unis pour protéger l’industrie automobile américaine. Une menace particulièrement redoutée en Allemagne, où l’automobile est un secteur clé de l’économie.

Prenant pour prétexte l’annonce de plan social du constructeur américain General Motors (G.M), le président républicain a justifié l’existence de telles mesures protectionnistes soulignant qu’elles avaient fait leur preuve pour prémunir les pick-up de la concurrence étrangère.

« Si nous avions fait de même avec les voitures venant ici, bien plus de voitures auraient été fabriquées ici », a-t-il écrit dans un tweet. « Et G.M ne fermerait pas ses usines dans l’Ohio, le Michigan et le Maryland », a-t-il ajouté dans un deuxième tweet.

Voitures européennes bientôt taxées ?

La Maison Blanche avait annoncé fin mai son intention d’imposer des tarifs douaniers de l’ordre de 25 % sur les importations automobiles pour défendre ce secteur, symbole de l’industrie manufacturière des Etats-Unis. Celui-ci illustre aussi à lui seul les déséquilibres commerciaux que le président républicain ne cesse de dénoncer.

En 2017, un peu moins de la moitié (8,3 millions) des quelque 17 millions de voitures vendues aux Etats-Unis avaient été importées. Les voitures importées du Canada et du Mexique, qui viennent de conclure un nouvel accord de libre-échange avec les Etats-Unis (AEUMC), seront exemptées. Ces deux pays produisent une majorité des voitures importées aux Etats-Unis (4,27 millions) devant le Japon (21 % des importations), l’Allemagne (11 %) et la Corée du Sud (8 %).

Représailles européennes déjà prêtes

Selon la presse allemande, l’Union européenne serait visée par ces taxes qui pourraient être annoncées la semaine prochaine après le sommet du G20 en Argentine. Si tel était le cas, cela mettrait fin à la trêve conclue, fin juillet, entre Donald Trump et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

A Washington, la délégation européenne s’est contentée de rappeler les propos tenus récemment par la Commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström. « L’Union européenne a une liste de taxes douanières prête si les Américains imposaient des taxes sur les voitures », avait-elle déclaré lors d’une visite dans la capitale fédérale tout en rappelant que selon les termes de l’accord de juillet, l’imposition de nouvelles taxes est suspendue tant que les discussions se poursuivent.