VIDEO. Etats-Unis: La femme du narcotrafiquant El Chapo soupçonnée de contacts interdits avec l'accusé

PROCES Les procureurs soutiennent qu’Emma Coronel, l’épouse de Joaquin Guzman alias El Chapo, a pu utiliser un portable au tribunal, ce qui lui est interdit...

20 Minutes avec AFP

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Emma Coronel, ex-reine de beauté mexicaine, à New York en 2017.
Emma Coronel, ex-reine de beauté mexicaine, à New York en 2017. — Enrique Shore/SIPA

La femme du narcotrafiquant mexicain El Chapo communique-t-elle secrètement avec son mari malgré les interdictions ? C’est ce qu’ont laissé entendre ce mardi les procureurs américains dans un document, dans lequel ils demandent des sanctions contre un avocat de la défense qui faciliterait ces contacts. Le narcotrafiquant est jugé depuis début novembre dans un tribunal de Brooklyn.

Les procureurs soutiennent qu’Emma Coronel, l’épouse de Joaquin Guzman alias El Chapo, a pu utiliser un portable au tribunal, alors même qu’elle n’a pas le droit d’y entrer avec un téléphone. Depuis le début de son procès à New York, l’accusé fait pourtant l’objet de mesures de sécurité très strictes après s’être évadé deux fois de prisons mexicaines.

Des sanctions demandées

Emma Coronel, une ex-reine de beauté avec laquelle El Chapo a eu des jumelles, aurait profité d’un échange entre un des avocats et l’accusé, les 19 et 20 novembre, afin de « faciliter un contact non autorisé » entre elle et son mari. Dans ce document, dont de nombreuses parties sont noircies par sécurité, les procureurs réclament au juge fédéral Brian Cogan de prendre des « sanctions » de nature non précisée contre les avocats du Mexicain.

Ils citent à l’appui des images de vidéosurveillance, qui établissent selon eux clairement que l’épouse d’El Chapo avait un téléphone portable au tribunal le 19 novembre. Si les avocats du narcotrafiquant ont eux bien droit à leur téléphone, les mesures de sécurité définies pour ce procès stipulent qu’ils ne peuvent en aucun cas transmettre des appels ou des messages provenant d’une tierce partie, souligne le document.

Doubler les contrôles de sécurité

L’accusation avait laissé filtrer ces préoccupations lundi, en demandant au juge Cogan à ce qu’Emma Coronel repasse le portique de sécurité pour vérifier qu’elle n’était pas entrée au tribunal avec son téléphone.

Depuis son extradition aux Etats-Unis en janvier 2017, El Chapo, accusé d’avoir dirigé 25 ans durant le puissant cartel de Sinaloa, est maintenu à l’isolement. Les seules personnes autorisées à lui rendre visite, à travers une vitre, sont ses avocats et ses jumelles de sept ans. Toute communication avec sa femme est bannie. A l’ouverture des audiences, le juge avait refusé la demande d’Emma Coronel de pouvoir étreindre son mari, jugeant que le risque qu’il puisse s’évader ou menacer des témoins était trop grand.