«Gilets jaunes»: Marion Maréchal a manifesté samedi sur les Champs-Elysées

MANIFESTATION Elle affirme qu'à son arrivée, «le mouvement était totalement phagocyté par des militants d’extrême gauche»...

20 Minutes avec AFP

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Marion Maréchal-Le Pen s'exprime le 22 février 2018 devant la  Conservative Political Action Conference (CPAC)  aux Etats-Unis.
Marion Maréchal-Le Pen s'exprime le 22 février 2018 devant la Conservative Political Action Conference (CPAC) aux Etats-Unis. — : Jeff Malet/NEWSCOM/SIPA

L’ancienne députée RN, Marion Maréchal, qui a lancé une école de sciences politiques à Lyon et refuse de revenir en politique, est allée manifester aux côtés des « gilets jaunes » samedi sur les Champs-Elysées, rapporte lundi Le Figaro.

La nièce de la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN), qui a lancé une école de sciences politiques à Lyon, explique au journal qu’elle « n’a pas pu (s') empêcher » d’aller manifester. « Cela faisait une semaine que ça montait ».

« Je me suis dit que ça ferait un petit gilet jaune de plus. Mais quand je suis arrivée sur les Champs-Élysées, les vrais "gilets jaunes" étaient partis depuis longtemps. Le mouvement était totalement phagocyté par des militants d’extrême gauche. On entendait des : "A mort le capitalisme !" Si c’est ça l’ultra-droite, elle a bien changé », raconte l’ancienne élue.

Elle plaide pour « un grand mouvement conservateur »

La mobilisation des « gilets jaunes » samedi en France a été plus faible que celle du 17 novembre mais marquée à Paris par des violences sur la plus célèbre avenue de la capitale. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a attribué ces violences à des « séditieux » de l’extrême droite qui « ont répondu à l’appel notamment de Marine Le Pen ».

Marion Maréchal a accusé lundi sur Twitter le gouvernement de « salir la mobilisation des milliers de gilets jaunes dans toute la France avec une poignée de casseurs… d’extrême-gauche ! ». « Une vraie manipulation. Moi aussi j’ai honte, honte de nos dirigeants », a-t-elle ajouté en réponse à un tweet d’Emmanuel Macron qui avait exprimé samedi sa « honte » face aux violences à Paris. L’ancienne élue du Vaucluse avait accusé samedi Christophe Castaner d’avoir « réprim[é] violemment les gilets jaunes ».

Avant la mobilisation du 17 novembre, l’ancienne élue, qui a toujours sa carte au RN, avait dit « partage (r) l’énervement général » contre la hausse des prix des carburants et plaidé pour « un grand mouvement conservateur », en assurant que « jamais » elle ne se présenterait contre sa tante Marine Le Pen.