Turquie: La police empêche une marche contre les violences envers les femmes

MANIFESTATION La police turque a utilisé du gaz lacrymogène pour repousser le millier de manifestants…

20 Minutes avec agences

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La police turque a empêché une manifestation contre les violences envers les femmes à Istanbul, dimanche 25 novembre 2018.
La police turque a empêché une manifestation contre les violences envers les femmes à Istanbul, dimanche 25 novembre 2018. — Lefteris Pitarakis/AP/SIPA

La police turque a empêché le lancement d’une marche non autorisée à Istanbul (Turquie) à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Après plusieurs sommations, des policiers en tenue anti-émeute ont repoussé à l’aide de gaz lacrymogène et de boucliers environ un millier de personnes, en majorité des femmes, qui s’étaient rassemblées pour défiler sur l’avenue Istiklal, l’une des artères les plus fréquentées d’Istanbul.

Un autre rassemblement empêché

« Nous ne nous tairons pas, nous n’avons pas peur, nous n’obéirons pas », ont scandé les manifestants, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « contre les violences faites aux femmes », « nous défendons la vie » ou encore « unies, les femmes sont fortes ».

Le face-à-face tendu avec la police a duré plus d’une heure et demie avant la dispersion des manifestants. La police a également empêché un autre rassemblement non autorisé à Istanbul, sur la rive asiatique de la ville cette fois.

409 féminicides en 2017

« Etre femme en Turquie, c’est subir des violences de la part des hommes dans tous les domaines de la vie, que ce soit au travail ou à la maison », a déclaré à l’AFP une manifestante. « Nous sommes ici pour crier notre sentiment de révolte, nous disons que nous sommes fortes en étant unies », a encore témoigné une étudiante, expliquant être venue pour « défendre notre vie et notre façon de vivre ».

Les violences envers les femmes sont un sujet récurrent en Turquie, avec plusieurs centaines de féminicides​ chaque année. La plateforme Stop aux féminicides en a recensé 409 en 2017, contre 328 l’année précédente.