Suisse: Les citoyens disent non aux subventions pour les «vaches à cornes»

REFERENDUM Le texte, qui visait à accorder des subventions aux éleveurs décidant de préserver les cornes de leurs vaches, n’a recueilli que 45,28 % de oui…

20 Minutes avec agences

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Les éleveurs suisses qui préservent les cornes de leurs vaches n'auront pas le droit à des subventions (illustration).
Les éleveurs suisses qui préservent les cornes de leurs vaches n'auront pas le droit à des subventions (illustration). — MATHIEU PATTIER/SIPA

Ce dimanche, les Suisses ont décidé de dire non au référendum d’initiative populaire baptisé « vaches à cornes ». Celui-ci visait à accorder des subventions aux éleveurs décidant de préserver les cornes de leur bétail.

Ce texte était soumis à l’approbation des électeurs de la Confédération helvétique à l’initiative d’Armin Capaul, un éleveur écologiste devenu star médiatique, qui était parvenu à réunir plus que les 100.000 signatures nécessaires à l’organisation d’un scrutin. Mais il n’a recueilli que 45,28 % de voix favorables, selon les résultats définitifs.

« J’ai mis les vaches dans le cœur des gens »

« Ce n’est pas une défaite amère », a commenté sur la RTS celui que le quotidien suisse Le Temps a surnommé le « Punk à vaches ». « J’ai sensibilisé les gens à la souffrance des animaux et j’ai mis les vaches dans le cœur des gens », s’est-il réjoui, se disant prêt à continuer son combat en faveur des animaux.

Paradoxalement, les villes suisses ont plus voté en faveur de son initiative que les campagnes. « Dans les villes, ils ont encore du cœur, dans les campagnes, ils ne pensent qu’à l’argent », a commenté Armin Capaul.

Une initiative approuvée, une autre retoquée

Les Suisses étaient également appelés ce dimanche à se prononcer sur deux autres initiatives. Ils ont ainsi voté en faveur d’un texte (64,68 %) proposant un renforcement des capacités de surveillance des assurances santé pour empêcher les fraudes.

En revanche, ils ont rejeté une troisième initiative visant à imposer la suprématie de la Constitution suisse sur les traités internationaux signés par la Confédération. Baptisé « le droit suisse au lieu des juges étrangers (initiative pour l’autodétermination) », le texte prévoyait d’adapter voire de dénoncer les « obligations de droit international » si elles n’étaient pas conformes à la Constitution helvétique. Proposé par le premier parti du pays, l’UDC (Union démocratique du centre, droite populiste), il n’a recueilli que 33,75 % de votes favorables.