Theresa May, le 15 novembre 2018 à Londres.
Theresa May, le 15 novembre 2018 à Londres. — Matt Dunham/AP/SIPA

ROYAUME-UNI

A Bruxelles, Theresa May doit discuter des futures relations avec l'Union européenne post-Brexit

L’accord déjà conclu la semaine dernière portait, lui, sur le projet de « traité de retrait » du Royaume-Uni…

A cinq mois de l’échéance, les débats sur le Brexit se poursuivent. La Première ministre britannique Theresa May est attendue ce mercredi à Bruxelles pour régler les derniers points en suspens du divorce du Royaume-Uni avec l’Union européenne.

Cible d’une fronde dans sa majorité pour sa gestion du dossier, Theresa May sera reçue à 17h30 par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, en amont du sommet spécial qui réunira dimanche les dirigeants des pays de l’Union européenne (UE). Les deux dirigeants discuteront du « cadre de la relation future » entre Londres et l’UE, qui doit encore faire l’objet d’un accord entre les deux parties pour mettre fin à des négociations d’une complexité inédite entamées en juin 2017.

Pas de relation commerciale sans « frictions »

A terme, un document, d'« une vingtaine de pages » devra être signé par les deux parties. Il sera sans valeur juridique mais à forte portée politique pour cadrer des négociations commerciales qui ne pourront commencer formellement qu’après le Brexit, prévu le 30 mars 2019. L’UE est d’accord pour « aboutir à une absence de droits de douane et de quotas pour tous les biens » avec le Royaume-Uni. Mais pas question pour autant d’offrir la perspective d’une relation commerciale « sans frictions » si Londres continue de vouloir s’affranchir des règles de l’union douanière et du marché unique, insistent plusieurs pays européens.

L’accord déjà conclu la semaine dernière par les équipes de négociation portait sur le projet de « traité de retrait » du Royaume-Uni. Ce texte de près de 600 pages détricote les liens noués pendant plus de 40 ans d’adhésion du Royaume-Uni. Le document règle notamment la question de la facture que devra verser Londres à l’UE, sans la chiffrer, et prévoit une solution controversée pour éviter en dernier recours le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.

Si le gouvernement britannique et les 27 parviennent à se mettre d’accord sur tous les aspects de leur divorce, ils devront encore obtenir la ratification du Parlement européen et celle, loin d’être acquise, du Parlement britannique.