Les meurtriers de Khashoggi devront «rendre des comptes» devant les Etats-Unis, annonce Mike Pence

ENQUETE  Le vice-président américain Mike Pence s'est dit déterminé lors d'un déplacement en Papouasie-Nouvelle-Guinée...

B.C. avec AFP

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Mike Pence le 17 novembre 2018 en Papouasie Nouvelle-Guinée
Mike Pence le 17 novembre 2018 en Papouasie Nouvelle-Guinée — Mark Schiefelbein/AP/SIPA

Les meurtriers du journaliste saoudien Jamal Khashoggi devront rendre des comptes devant les Etats-Unis, a promis samedi le vice-président américain Mike Pence. « Les Etats-Unis sont déterminés à demander des comptes à tous ceux qui sont responsables » du meurtre du journaliste qui s'était réfugié aux Etats-Unis, a affirmé Mike Pence en marge du sommet de l'APEC à Port-Moresby.

Selon le Washington Post, la CIA a conclu que le meurtre a été commandité  par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Cette information divulguée par le journal où collaborait régulièrement le journaliste critique de Ryad contredit les récentes affirmations du royaume saoudien  qui a totalement dédouané le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Des sanctions sevères à venir

« Nous allons suivre les faits », a indiqué Mike Pence, qui a refusé de commenter des informations classifiées mais a qualifié le meurtre du journaliste saoudien d'« atrocité » et d'« affront à une presse libre et indépendante ». Selon le quotidien américain, la CIA a examiné plusieurs sources de renseignement, notamment un appel entre le Khalid ben Salmane, frère du puissant prince héritier et ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, et Jamal Khashoggi. Khalid ben Salmane a conseillé à Jamal Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu'il ne lui arriverait rien.

Allié historique de Ryad, Washington s'est alors empressé d'annoncer des sanctions contre 17 Saoudiens impliqués dans l'affaire, anticipant des mesures plus sévères du Congrès américain contre le royaume, selon des experts. Le vice-président américain a toutefois ajouté samedi que Washington voulait trouver un moyen de garder un « partenariat fort et historique » avec l'Arabie saoudite, notamment face aux ambitions iraniennes au Moyen Orient.