Etats-Unis: Le journaliste de CNN récupère «temporairement» son accréditation à la Maison blanche

AUTORISATION Le 7 novembre, Jim Acosta avait perdu son accréditation après une conférence de presse tendue, au cours de laquelle il avait relancé avec insistance le président Trump...

20 Minutes avec AFP

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Le journaliste américain Jim Acosta, le 16 novembre 2018 à Washington.
Le journaliste américain Jim Acosta, le 16 novembre 2018 à Washington. — MANDEL NGAN / AFP

Le journaliste Acosta va récupérer son accréditation à la Maison blanche. La présidence a précisé que cette autorisation allait lui être réattribuée de manière « temporaire » après une décision de justice. Le journaliste de CNN en avait été privé après un échange houleux avec Donald Trump.

« Aujourd’hui, la justice a clairement indiqué qu’il n’existe pas un droit absolu à accéder à la Maison blanche lié au Premier amendement [de la constitution] », a indiqué Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche. « En réponse au tribunal, nous restaurerons temporairement l’accréditation du journaliste. Nous allons aussi mettre en place des règles et des procédures pour nous assurer que les conférences de presse se déroulent à l’avenir de façon ordonnée et équilibrée », a-t-elle ajouté.

Une question posée avec insistance

Plus tôt dans la journée, un juge fédéral à Washington avait ordonné à la Maison Blanche de restaurer l’accréditation du journaliste de CNN. Cette décision est une victoire pour la chaîne d’information en continu et son journaliste vedette Jim Acosta. Le 7 novembre, lors d’une conférence de presse tendue, le journaliste, qui avait un temps refusé de rendre son micro, avait relancé avec insistance le président Trump. La présidence avait ensuite décidé de ne plus accorder d’accréditation à Jim Acosta.

CNN avait déposé plainte en se fondant sur le Premier amendement de la Constitution américaine, qui protège la liberté d’expression. Le juge Kelly a précisé qu’il ne s’était pas prononcé sur le fond, se contentant de prendre une injonction d’urgence. « Je veux insister sur le fait que je n’ai pas tranché la question d’une violation du Premier amendement », a dit le magistrat. Les défenseurs du droit de la presse ont toutefois immédiatement manifesté leur satisfaction.