Nintendo: Une amende de 12 millions de dollars pour un couple qui proposait gratuitement des jeux rétro

PIRATAGE En portant plainte contre ces deux Américains et leurs émulateurs d’anciens jeux, Nintendo souhaite dissuader les acteurs illégaux du rétrogaming d’utiliser ses marques et ses licences…

20 Minutes avec agence

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Un couple va devoir verser 12 millions de dollars à Nintendo (illustration).
Un couple va devoir verser 12 millions de dollars à Nintendo (illustration). — SIPANY/SIPA

Un couple d’Américains a accepté ce mardi de verser 12 millions de dollars (10,6 millions d’euros) à Nintendo à titre de réparation après avoir proposé aux internautes de jouer gratuitement à d’anciens jeux vidéo.

A travers leur société Mathias Design, les époux étaient propriétaires de deux sites internet d’émulation, LoveROM et LoveRETRO, qui permettaient aux nostalgiques de retrouver leurs sensations d’antan. Mais les plateformes utilisaient illégalement des licences et des marques dont les droits sont détenus par Nintendo, explique Numerama, qui relaye une information deTorrent Freak.

Une amende moins élevée que prévu

L’entreprise japonaise avait initialement déposé l’été dernier une plainte réclamant aux deux Américains une somme de 150.000 dollars par jeu mis en ligne et 2 millions de dollars pour chaque utilisation d’une marque déposée. Soit un dédommagement total de 100 millions de dollars (un peu plus de 88 millions d’euros).

C’est donc un accord avantageux que le couple Mathias a finalement trouvé. Ne disposant pas des 12 millions de dollars convenus, les accusés, qui ont reconnu les faits et supprimé leurs sites, ne devraient d’ailleurs pas s’acquitter de la totalité du montant.

Envoyer un message fort

D’après le site Torrent Freak, spécialisé en informations sur le partage de fichiers, Nintendo chercherait en effet davantage à envoyer un message fort qu’à récupérer de l’argent.

L’entreprise de jeux vidéo souhaiterait avant tout dissuader les professionnels qui rendent disponible à grande échelle des émulations de jeux. Et utilisent au passage des licences qui ne leur appartiennent pas et que Nintendo compte bien continuer à exploiter.