La République tchèque propose à Kundera de lui rendre sa citoyenneté, retirée par le régime communiste

REPUBLIQUE TCHEQUE Le régime communiste dans l’ex-Tchécoslovaquie a privé le célèbre l'auteur de « L’insoutenable légèreté de l’être » et son épouse Vera de leur citoyenneté en 1979...

20 Minutes avec AFP

— 

Milan Kundera en 2010
Milan Kundera en 2010 — DUCLOS/SIPA

Le Premier ministre tchèque Andrej Babis, en visite en France, a annoncé samedi avoir proposé à l’écrivain naturalisé français Milan Kundera que Prague lui rende la citoyenneté tchèque, qui lui avait été retirée par l’ancien régime communiste. « Il mériterait sûrement d’avoir à nouveau sa citoyenneté », a-t-il déclaré à l’agence tchèque CTK à l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918.

Aujourd’hui âgé de 89 ans, le romancier a émigré en France en 1975. A cette époque-là, il était déjà depuis plusieurs années interdit de publication dans son pays natal et sa vie privée était sous le contrôle constant de la police secrète communiste StB. Le régime communiste dans l’ex-Tchécoslovaquie a officiellement privé le célèbre auteur de L’insoutenable légèreté de l’être et son épouse Vera de leur citoyenneté en 1979.

Sa dernière visite en République tchèque remonterait à 22 ans

« Je ne connais pas exactement la procédure (de renouvellement de la citoyenneté) », a admis le chef du gouvernement tchèque, selon qui les époux Kundera espèrent que cette procédure ne nécessiterait « pas trop de paperasserie ».

Les relations de Milan Kundera, né en 1929 à Brno (est de l’actuelle République tchèque), avec son pays d’origine sont restées complexes même après la chute du communisme à Prague lors de la « Révolution de velours » de 1989. Depuis, le romancier est revenu à plusieurs reprises dans son pays, mais sans publicité, ni rencontre publique. Selon Andrej Babis, l’écrivain qui se refuse depuis des années à toute apparition publique, a pour la dernière fois visité la République tchèque il y a 22 ans.