Maroc: Le TGV Tanger-Casablanca inauguré le 15 novembre en présence d'Emmanuel Macron

EXPORTATION Si la mise en service était initialement programmée en 2015, elle a été décalée après des retards dus à des procédures d’expropriations…

Manon Aublanc

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Un TGV circule sur la ligne à grande vitesse entre Rennes et Paris, ici à proximité de Laval.
Un TGV circule sur la ligne à grande vitesse entre Rennes et Paris, ici à proximité de Laval. — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

La première ligne à grande vitesse (LGV) d’Afrique, qui doit relier Tanger à Casablanca via Rabat, au Maroc, sera inaugurée le 15 novembre prochain, en présence d’Emmanuel Macron.

Cette ligne, longue de 200 kilomètres, permettra aussi aux Marocains de relier Rabat, la capitale politique du pays, plus facilement : 1h20 de trajet entre Tanger et Rabat, contre 3h40 aujourd’hui. Le trajet total, de Tanger à Casablanca, durera 2h10 avec le nouveau TGV, contre 5 heures auparavant.

La France a financé plus de la moitié du projet

Le projet, lancé en 2007 en présence du roi du Maroc, Mohammed VI, et de Nicolas Sarkozy, n’a réellement débuté qu’en 2011. Si la mise en service était initialement programmée en 2015, elle a été décalée après des retards dus à des procédures d’expropriations.

Le 15 novembre prochain, le président français, à l’invitation du roi, Mohammed VI, sera donc présent à l’inauguration de cette toute nouvelle ligne à grande vitesse (LGV), dont la construction aura coûté, au total, deux milliards d’euros.

Six millions de voyageurs d’ici trois ans

Et la présence d'Emmanuel Macron n’est pas anodine. L’Etat français a financé 51 % du projet, grâce à plusieurs prêts accordés par l’agence française de développement de 220 millions d’euros. De nombreuses entreprises françaises ont participé à la construction de la première LGV du continent africain :  Alstom pour les rames, le consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires).

De son côté, la SNCF s’est occupée de l’assistance à maîtrise d’ouvrage avec l’Office National des Chemins de Fer marocains (ONCF), l’exploitant national du réseau ferré du pays. Le Maroc attend près de six millions de voyageurs par an d’ici trois ans.