Affaire Jamal Khashoggi: La fiancée du journaliste appelle Trump à appuyer l'enquête sur son meurtre

ENQUETE Jamal Khashoggi a été tué dans le consulat où il s'était rendu pour demander un document nécessaire à son mariage avec Hatice Cengiz...

20 Minutes avec AFP

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Hatice Cengiz, la fiancée du journaliste saoudien Jamal Khashoggi
Hatice Cengiz, la fiancée du journaliste saoudien Jamal Khashoggi — JIM WATSON / AFP

La fiancée du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné à l'intérieur du consulat de son pays à Istanbul, a appelé ce vendredi le président américain Donald Trump à appuyer l'enquête turque sur ce meurtre et les efforts d'Ankara en vue de localiser son corps.

Jamal Khashoggi résidait aux Etats-Unis et collaborait régulièrement avec le Washington Post. Il a été tué dans le consulat où il s'était rendu pour demander un document nécessaire à son mariage avec Hatice Cengiz, qui était restée à l'attendre devant le bâtiment.

Le corps du journaliste n'a pas été rendu à ses proches

«Je voudrais envoyer ce message à Donald Trump: je voudrais qu'il soutienne les efforts légaux de la Turquie dans le but de faire la lumière sur la situation et pour déterminer où est son corps», a dit Hatice Cengiz dans un message préenregistré, diffusé lors d'une cérémonie à la mémoire de son défunt fiancé à Washington.

Elle s'était auparavant dite «extrêmement déçue» par la réponse des dirigeants de plusieurs pays au meurtre, en particulier celle des Etats-Unis. Donald Trump n'a cessé de répéter que sa priorité était de préserver les ventes d'armes au royaume.

«Nous sommes le 2 novembre. Cela fait exactement un mois que nous avons perdu Jamal», a dit Hatice Cengiz.

«Rien n'a pu me soulager de la douleur qui a suivi l'atrocité de ce que j'ai traversé. Et la principale raison pour cela, c'est que son corps n'a toujours pas été retrouvé», a-t-elle ajouté.

«Même si un mois est passé depuis le meurtre de Jamal, son corps n'a toujours pas été rendu à ses proches et ses funérailles n'ont toujours pas eu lieu. C'est la moindre des choses que l'on puisse faire quand un être aimé décède en Islam», a-t-elle poursuivi.

Washington accorde le bénéfice du doute au prince héritier Mohammed ben Salmane

Après avoir d'abord affirmé que Khashoggi avait quitté le consulat peu après s'y être rendu, puis soutenu qu'il était mort dans une rixe, Riyad a fini par évoquer une «opération non autorisée» par le pouvoir.

Le parquet d'Istanbul a affirmé que «la victime avait été démembrée» et que l'«on s'en était débarrassé», sans préciser comment.

Washington met la pression sur Riyad pour que cette affaire soit élucidée, mais semble accorder le bénéfice du doute au prince héritier Mohammed ben Salmane, un puissant allié de Washington au Moyen-Orient.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a insisté sur le caractère «inacceptable» du meurtre du journaliste, tout en soulignant que les États-Unis avaient «l'intention de s'assurer que (leurs) relations (avec Riyad) restent intactes».