Un Américain exécuté à la chaise électrique pour la première fois depuis 2013

ETATS-UNIS Condamné pour un double meurtre, Edmund Zagorski refusait de recevoir une injection létale...

20 Minutes avec AFP

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Une chaise électrique dans une prison de Nashville, dans le Tennessee, en 1999 (illustration)
Une chaise électrique dans une prison de Nashville, dans le Tennessee, en 1999 (illustration) — Mark Humphrey/AP/SIPA

Avant que 1.750 volts ne passent à travers son corps, Edmund Zagorski a eu deux derniers mots, selon son avocate: «Let's rock». Condamné à mort pour un double meurtre commis en 1984, ce détenu américain avait déposé un recours pour être exécuté sur une chaise électrique et pas par injection. Il a été prononcé mort à 19h26 (1h26 heure de Paris).

Son corps avait été sanglé pour éviter qu'il ne se dresse pendant l'électrocution, a indiqué son avocate Kelley Henry lors d'une conférence de presse. «Il a reçu un choc violent avec le courant électrique», a-t-elle ajouté, en précisant que des éponges imbibées d'eau salée avaient été placées sur ses chevilles pour faciliter le passage du courant.

Première fois depuis 2013

Après 34 ans dans le couloir de la mort, il devait être exécuté en octobre par injection létale mais, à la dernière minute, il avait demandé à passer plutôt sur la chaise électrique. En cas d'injection, «les 10 à 18 dernières minutes de sa vie seront une horreur absolue» alors que s'il est électrocuté, il ressentira «une douleur insoutenable, probablement pendant 15 à 30 secondes», avaient écrit ses avocats dans leur requête.

Le Tennessee autorisant les personnes condamnées avant 1999 à choisir entre ces deux modes d'exécution, le gouverneur de l'Etat Bill Haslam lui avait accordé un répit pour laisser aux services pénitenciers le temps de préparer la chaise électrique. Il s'agit du premier détenu exécuté ainsi depuis 2013 aux Etats-Unis, et depuis 2007 dans le Tennessee.