Europol: Une vaste opération a permis d’identifier plus de 240 enfants victimes d’abus sexuels

ENQUETE « Quelque 94 suspects ont été poursuivis dans 28 pays », a annoncé Fernando Ruiz, le directeur du centre contre la cybercriminalité d’Europol…

20 Minutes avec AFP

— 

Rob Wainwright, directeur de l'agence Europol, le 22 février 2016 aux Pays-Bas.
Rob Wainwright, directeur de l'agence Europol, le 22 février 2016 aux Pays-Bas. — JERRY LAMPEN / ANP / AFP

Un chiffre qui fait froid dans le dos. Après une enquête conjointe menée par une vingtaine de pays, Europol a réussi à identifier plus de 240 enfants victimes d’abus sexuels dans le monde depuis 2014, a révélé l’agence européenne de police criminelle, ce vendredi.

Une vaste opération qui a permis à l’agence européenne « d’identifier et de sauver 241 victimes dans le monde » au cours des quatre dernières années, a déclaré Fernando Ruiz, le directeur du centre contre la cybercriminalité d’Europol. « Quelque 94 suspects ont été poursuivis dans 28 pays », a-t-il ajouté.

Les images et vidéos envoyées aux pays concernés

Dans leurs bureaux du Centre Européen de lutte contre la Cybercriminalité (EC3), les enquêteurs ont analysé des millions d’images et vidéos afin de trouver des preuves d’abus sexuels​, envoyées par la suite aux pays où les suspects et victimes ont été identifiés. « Ces pays sont informés pour qu’ils puissent lancer leurs propres enquêtes », a expliqué Fernando Ruiz.

Un effort fourni également par le public. Selon Europol, de nombreuses personnes ont aidé les enquêteurs à retrouver la trace de suspects et de victimes d’abus sexuels par le biais du site internet « Stop Child Abuse », lancé par l’agence en 2017.

Le public, une source d’information pour les enquêteurs

Un site où sont dévoilées de nombreuses photos, montrant des objets du quotidien qui figurent à l’arrière-plan d’images pédopornographiques. Des indices partagés avec les internautes qui sont susceptibles de les reconnaître et de donner aux enquêteurs des indications spatio temporelles.

« Ce site existe depuis un an et nous avons reçu 22.000 e-mails en réponse. Nous ne nous attendions pas à une telle réaction » des internautes, a indiqué Wil van Gemert, le directeur-adjoint des opérations à Europol. « Sept enfants » victimes d’abus sexuels « ont été secourus » grâce à ce site, a-t-il détaillé.