Affaire Jamal Khashoggi: Emmanuel Macron prêt à des «sanctions internationales», après un entretien avec le roi saoudien

INDIGNATION Jamal Khashoggi a été tué au consulat saoudien à Istanbul où il s’était rendu le 2 octobre...

20 Minutes avec AFP

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(Photo d'illustration) Emmanuel Macron s'est entretenu par téléphone avec le roi Salmane et lui a fait part de son indignation après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.
(Photo d'illustration) Emmanuel Macron s'est entretenu par téléphone avec le roi Salmane et lui a fait part de son indignation après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. — SIPA

Emmanuel Macron a sorti l’artillerie lourde. Ou pas. L’Elysée a annoncé ce mercredi soir que le président français s’était entretenu par téléphone avec le roi Salmane, lui assurant que la France était prête à prendre des « sanctions internationales » contre « les coupables » du meurtre du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, « en lien avec ses partenaires ». Lors de cet entretien, le président français « a fait part de sa profonde indignation face à ce crime et demandé au roi que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant conduit à ce drame ».

Jamal Khashoggi a été tué au consulat saoudien à Istanbul où il s’était rendu le 2 octobre pour des formalités administratives.

Le message saoudien assez trouble

Emmanuel Macron « a rappelé au souverain saoudien la priorité essentielle que constituait pour la France la défense de la liberté d’expression, de la liberté de presse et des libertés publiques. La France n’hésitera pas à prendre, en lien avec ses partenaires, des sanctions internationales contre les coupables », poursuit le palais présidentiel.

Après avoir nié sa mort, Ryad, sous pression internationale accrue pour s’expliquer, a avancé plusieurs versions évoquant un temps une « rixe » ayant mal tourné puis affirmant que le meurtre avait été commis lors d’une opération « non autorisée » et dont le prince héritier, considéré comme l’homme fort du royaume, n’avait pas été informé. Mais les explications saoudiennes n’ont guère convaincu et les Occidentaux, sceptiques, ont réclamé une enquête « crédible et transparente ».