L'explosion à Bouira n'a pas eu lieu

TERRORISME L'attaque aurait eu lieu dans une station de bus...

V.G. et V.Z.

— 

Suivant des informations de l'agence de presse Reuters, 20minutes.fr annonçait lundi un attentat à la bombe dans la ville algérienne de Bouira. Mais cette explosion n'a pas eu lieu, nous présentons nos excuses à nos lecteurs.

Reuters a retiré son information: «Notre dépêche faisant état d'un attentat à la bombe en Algérie est fausse. Il n'y pas eu d'attentat.» Le correspondant de l'agence de presse en Algérie a été trompé par une «source sûre issue des services de sécurité», explique à 20minutes.fr Henri-Pierre André, du service international de Reuters.

Quatre attentats en cinq jours dans la région d'Alger

Cette erreur intervient dans un contexte de regain de violence: quatre explosions en cinq jours ont frappé la région d'Alger. Dimanche un double attentat avait tué treize personnes dont un ingénieur français, à Lakhdaria, à l'est d'Alger. La voiture de l'ingénieur français avait sauté sur une bombe à la sortie d'un chantier de travaux publics. Les autres victimes ont été tuées par une seconde bombe qui a été déclenchée lorsqu'elles se sont portées à son secours.

Dans la même province, six soldats avaient péri jeudi dernier dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi. La veille, deux personnes avaient été victimes d'engins explosifs à proximité d'une caserne militaire de Bordj El Kiffan, à 25 km à l'est de la capitale.

«Les islamistes n'ont plus les mêmes moyens qu'auparavant»

«Ce regain de violence n'est pas une surprise: les services algériens savaient que des explosifs circulaient et qu'il y avait des attentats en préparation», explique Kader Abderrahim, spécialiste de l'Algérie et auteur de «L'indépendance comme seul but» (ed. Paris-Méditerranée). Ces explosions interviennent alors que s'est ouvert samedi la Foire internationale d'Alger, un rendez-vous économique capital où se pressent les investisseurs étrangers.

Paradoxalement ces attentats montrent la relative réussite des services anti-terroristes: «Les islamistes n'ont plus les mêmes moyens qu'auparavant et se replient donc vers des actions moins nombreuses, mais plus spectaculaires et plus médiatiques en ciblant les étrangers. D'ailleurs, on ne parle que de l'ingénieur français mort à Lakdharia, en occultant les 8 militaires et 2 secouristes algériens qui étaient venus à son secours et qui sont eux aussi morts», estime Kader Abderrahim.