Nigeria: Une autre humanitaire tuée par Boko Haram

CROIX-ROUGE ET UNICEF Trois travailleuses humanitaires avaient été enlevées le 1er mars. L'une d'entre-elles, une sage-femme, a été tuée par ces mêmes ravisseurs il y a un mois...

20 Minutes avec AFP

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Une capture d'écran faite le 9 novembre 2014 d'une vidéo fournie par Boko haram montrant des combattants du grope islamiste dans une ville non identifiée
Une capture d'écran faite le 9 novembre 2014 d'une vidéo fournie par Boko haram montrant des combattants du grope islamiste dans une ville non identifiée — Ho BOKO HARAM

Une travailleuse humanitaire enlevée par Boko Haram a été tuée par les membres du groupe djihadiste dans le nord-est du Nigeria. Le ministre de l’Information Lai Mohammed, qui n’a pas révélé l’identité de la victime, a qualifié ce meurtre d'« ignoble, inhumain et impie » et appelé à la libération de deux femmes encore aux mains de Boko Haram [une autre humanitaire et une jeune fille de 15 ans].

Trois travailleuses humanitaires avaient été enlevées le 1er mars au cours d’une attaque de Boko Haram dans la ville de Rann, dans l’extrême nord-est du Nigeria. Trois travailleurs humanitaires et huit soldats nigérians avaient été tués au cours de cette attaque. Deux des femmes kidnappées, Hauwa Liman et Saifura Khorsa, travaillaient pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), tandis que la troisième, Alice Loksha, travaillait pour l’Unicef.

Faire preuve de « miséricorde » envers des humanitaires

Le CICR avait annoncé en septembre avoir reçu une vidéo de l’exécution de Saifura Khorsa, l’une des trois otages de l’organisation de l’état islamique d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), une faction de Boko Haram soutenue par Daesh. L’ISWAP menaçait dans cette vidéo de tuer les deux autres otages si ses revendications n’étaient pas satisfaites, de même que Leah Sharibu, une collégienne de 15 ans enlevée par Boko Haram avec plus de 100 de ses camarades, dans une école à Dapchi (Etat de Yobe, nord-est) en février.

Dimanche, alors que l’ultimatum fixé par le groupe djihadiste était sur le point d’expirer, le Comité international de la Croix-Rouge avait demandé à l’ISWAP de faire preuve de « miséricorde » envers des humanitaires qui « ne faisaient qu’aider les habitants dans le nord-est du Nigeria ».