VIDEO. Disparition du journaliste Khashoggi: Les fouilles du consulat saoudien à Istanbul débutent ce lundi

ENQUETE Les fouilles, réalisées par les autorités turques, doivent débuter dans la soirée en présence de représentants saoudiens…

20 Minutes avec AFP

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Une manifestation après la disparition du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, devant le consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul, le 5 octobre 2018.
Une manifestation après la disparition du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, devant le consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul, le 5 octobre 2018. — OZAN KOSE / AFP

Quinze jours après la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, les autorités turques doivent fouiller, ce lundi, le consulat saoudien à Istanbul (Turquie). Les autorités saoudiennes sont soupçonnées d'avoir fait assassiner l'éditorialiste, critique du pouvoir de Ryad.

Les autorités turques doivent débuter les fouilles en début de soirée en présence de représentants saoudiens. Dimanche, un entretien téléphonique a eu lieu entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et le roi Salmane d’Arabie saoudite​ au sujet de Jamal Khashoggi. Le journaliste a disparu depuis le 2 octobre dernier, date à laquelle il s'est rendu au consulat saoudien pour effectuer des démarches administratives en vue de son prochain mariage avec une Turque.

Donald Trump menace Ryad d'« un châtiment sévère »

Les autorités turques, elles, accusent les autorités saoudiennes d'avoir fait assassiner le journaliste dans le consulat, par un groupe d’agents envoyés spécialement. Recep Tayyip Erdogan a pressé à plusieurs reprises, en vain, les autorités saoudiennes de présenter des images prouvant que Jamal Khashoggi avait bel et bien quitté le consulat. L’Arabie saoudite, de son côté, dément catégoriquement toute implication dans la disparition du journaliste, qui collaborait notamment avec le Washington Post et vivait aux Etats-Unis depuis 2017.

L'Arabie saoudite avait autorisé cette fouille la semaine dernière, mais, selon des médias turcs, elle n’avait pas encore pu avoir lieu en raison d’un désaccord sur ses modalités. Samedi, Donald Trump, un grand allié de l’Arabie saoudite, a pour la première fois estimé possible une implication de Ryad dans sa disparition et l'a menacé d'«un châtiment sévère».

Ryad promet de riposter à d’éventuelles sanctions

Mais l’Arabie saoudite a promis dimanche de riposter à d’éventuelles sanctions. « Nous rejetons entièrement toute menace ou tentative d’affaiblir (le royaume), que ce soit via des menaces d'imposer des sanctions économiques ou l'usage de pression politique », a déclaré un haut responsable saoudien cité par l’agence de presse saoudienne SPA.

Paris, Londres et Berlin ont demandé une « enquête crédible ». « Défendre la liberté d’expression et une presse libre, et assurer la protection des journalistes sont des priorités essentielles pour l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France », ont déclaré dans un communiqué commun les ministres des Affaires étrangères de ces trois pays.