Népal: Les corps des neuf alpinistes tués récupérés

NEPAL L’expédition était menée par un alpiniste sud-coréen chevronné qui avait été le plus rapide à escalader les quatorze premiers sommets mondiaux sans l’aide d’équipement d’oxygène additionnel...

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'alpinistes au Népal.
Illustration d'alpinistes au Népal. — Red Bull Content/SIPA

Une expédition a récupéré dimanche sur la montagne népalaise du Gurja les corps de neuf alpinistes, les premières observations offrant davantage de clarté sur les circonstances de leur mort soudaine.

Les sauveteurs ont découvert les dépouilles des cinq Sud-Coréens et leurs quatre guides népalais éparpillés à travers le camp de base, au milieu des restes brisés de leurs tentes et leur équipement.

Les cadavres portaient des blessures à la tête et des fractures d’os, consistantes avec des vents violents, mais ceux-ci auraient été le fait du souffle d’une avalanche plutôt que d’une tempête comme avancé initialement, selon la mission de recherche.

« Il semble que des seracs et de la neige sont tombés du haut de la montagne et que les fortes bourrasques de vents en résultant ont frappé le campement, projetant les alpinistes », a déclaré le secouriste Suraj Paudyal, qui a atteint le lieu de l’accident dimanche.

Comprendre comment une équipe aussi expérimentée a pu être surprise

Les alpinistes et leurs guides campaient depuis début octobre au pied du Gurja - un sommet culminant à 7.193 mètres - en attendant qu’une fenêtre météo favorable leur permette de poursuivre l’ascension. Une fois récupérés, leurs corps seront acheminés par hélicoptère à Pokhara, principale ville touristique de la région, puis amenés à la capitale népalaise Katmandou.

L’accident, dont tous les témoins oculaires ont péri, serait survenu jeudi soir ou vendredi. L’alerte avait été lancée samedi matin après vingt-quatre heures sans nouvelles de l’équipe.

Le pilote d’hélicoptère Siddartha Gurung, qui est parvenu à atteindre le lieu du drame, a décrit une scène de chaos total, affirmant que les corps étaient dispersés sur 500 mètres. « Le camp de base donne l’impression qu’une bombe a explosé », a déclaré Dan Richards, de Global Rescue, une organisation basée aux États-Unis qui aide aux efforts de recherche.

Cet accident est le plus grave depuis une avalanche, provoquée par un tremblement de terre, qui avait emporté 18 personnes sur les pentes de l’Everest en 2015. L’année précédente, seize sherpas avaient également été tués sur l’Everest par une coulée de neige.