Corée du Nord: Le pape François sera «accueilli avec enthousiasme», selon Kim Jong-un

INVITATION Kim Jong-un a chargé le président sud-coréen de transmettre son invitation au Pape lors de sa visite en Europe en octobre...

20 Minutes avec AFP

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Kim Jong-Un, le 9 septembre 2018 à Pyongyang.
Kim Jong-Un, le 9 septembre 2018 à Pyongyang. — STR / KCNA VIA KNS / AFP

La dernière visite du pape dans la péninsule remonte à 2014, en Corée du Sud. Et s’il revenait, cette fois en Corée du Nord ? Le dirigeant Kim Jong-un a assuré que François y serait « accueilli avec enthousiasme », selon la présidence sud-coréenne.

Le message sera transmis. Le président sud-coréen Moon Jae-in doit rencontrer le pape François au Vatican les 17 et 18 octobre. « Lors de sa réunion avec le pape François, il relaiera le mot du président Kim Jong-un selon lequel il accueillera avec enthousiasme le pape s’il vient à Pyongyang », a déclaré aux journalistes le porte-parole de Moon Jae-in, Kim Eui-kyeom.

Le surnom de « Jérusalem de l’Asie »

Lors de la dernière rencontre intercoréenne, à Pyongyang en septembre, le président sud-coréen était d’ailleurs accompagné de l’archevêque sud-coréen Hyginus Kim Hee-joong. Lors d’une conversation avec ce dernier, Kim Jong-un l’a d’ailleurs exhorté à relayer auprès du Vatican son intention de construire la paix, selon la présidence sud-coréenne.

La liberté de religion est inscrite dans la Constitution nord-coréenne. Mais toute activité religieuse est étroitement encadrée, et totalement interdite en dehors de structures officielles. Au début du XXe siècle, avant la division de la péninsule, Pyongyang était un centre religieux de première importance comptant de nombreuses églises et abritant une communauté chrétienne qui reçut le surnom de « Jérusalem de l’Asie ».

Le pape sensible à la réconciliation des Corée

Mais le fondateur du régime nord-coréen et grand-père de l’actuel leader, Kim Il-Sung, considérait la religion chrétienne comme une menace contre son règne autoritaire et l’éradiqua au moyen notamment d’exécutions et d’internements dans des camps de travaux forcés. Depuis, le régime nord-coréen a autorisé des organisations catholiques à mener des projets d’aide sur son sol, mais il n’entretient aucune relation avec le Vatican.

Lors de sa visite en Corée du Sud en 2014, le pape François avait dit une messe spéciale à Séoul dédiée à la réunification coréenne.