Chine: L'ex-chef d'Interpol disparu est poursuivi pour avoir «accepté des pots-de-vin»

MYSTERE Interpol a annoncé dimanche la démission « avec effet immédiat » de son président, porté disparu après avoir regagné la Chine fin septembre...

20 Minutes avec AFP

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Meng Hongwei, ancien president d'Interpol, le 4 juillet 2017 à Singapour.
Meng Hongwei, ancien president d'Interpol, le 4 juillet 2017 à Singapour. — AFP

Le mystère s’épaissit autour du patron démissionnaire d’Interpol. Porté disparu depuis dix jours, Meng Hongwei a « accepté des pots-de-vin » a fait savoir Pékin ce lundi, quelques heures après avoir annoncé avoir lancé une enquête.

Meng Hongwei « a accepté des pots-de-vin et est soupçonné d’avoir violé la loi », a rapporté dans un communiqué le ministère de la Sécurité publique, sans fournir de précisions sur ces accusations. Ce communiqué est présenté comme un compte rendu d’une réunion organisée ce lundi dans la cellule du Parti communiste chinois (PCC).

Un homme « en danger », selon sa femme

Le texte ne précise pas si les accusations imputées à Meng Hongwei relèvent de ses fonctions ministérielles ou bien de celles qu’il exerçait à Interpol. Il n’est pas non plus précisé s’il a ou non été placé en détention. Dans la nuit, la Commission centrale d’inspection disciplinaire du PCC au pouvoir, chargée de la répression de la corruption de fonctionnaires, avait indiqué que Meng Hongwei était « actuellement visé par une enquête car il est soupçonné d’avoir violé la loi », sans autres précisions.

Interpol a annoncé dimanche la démission « avec effet immédiat » de son président, porté disparu après avoir regagné la Chine fin septembre. Son épouse, Grace Meng, qui avait signalé sa disparition « inquiétante » à la police française jeudi, a déclaré pour sa part dimanche à des journalistes à Lyon, siège mondial d’Interpol, que son mari, âgé de 64 ans, était « en danger ».