Séisme en Indonésie: Le bilan s'élève à 2.000 morts, jusqu'à 5.000 personnes disparues

TREMBLEMENT DE TERRE Les recherches se poursuivent dans les décombres jusqu'au 11 octobre, date à laquelle les disparus seront considérés comme morts...

20 Minutes avec AFP

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Un soldat indonésien se tient sur des décombres, le 6 octobre 2018.
Un soldat indonésien se tient sur des décombres, le 6 octobre 2018. — Aaron Favila/AP/SIPA

Le bilan du séisme suivi du tsunami qui a ravagé l’île indonésienne des Célèbes a été porté à près de 2 000 morts, ont indiqué ce lundi les autorités locales qui s’attendent à ce qu’il monte encore. Plusieurs milliers de personnes sont encore portées disparues. La plupart des corps ont été découverts dans la ville de Palu et ses environs, dévastés par un séisme de magnitude 7,5 suivi d’une vague meurtrière le 28 septembre.

« Ce chiffre devrait encore monter, puisque nous n’avons pas encore reçu l’ordre d’arrêter de rechercher des corps », a précisé le responsable à l’AFP. Les autorités estiment encore trouver jusqu’à 5 000 personnes disparues, prisonnières des décombres.

Des villes entières transformées en cimetières

Il n’y a quasiment plus d’espoir de retrouver des survivants à présent et les efforts se concentrent désormais sur la récupération des corps et leur comptage. L’agence de gestion des catastrophes a indiqué que les recherches se poursuivraient jusqu’au 11 octobre, date à laquelle les disparus seront présumés morts.

Le gouvernement envisage de faire de deux localités proches de Palu, Petobo et Balaroa, qui ont été anéanties dans la catastrophe, des lieux de sépultures collectives, et de les laisser en l’état. Quelque 200 000 personnes ont un besoin urgent d’aide humanitaire dans la région. La nourriture et l’eau potable manquent, et de nombreuses victimes qui ont tout perdu dépendent de l’aide pour survivre.

L’aide humanitaire commence à être déployée plus largement, alors que des ONG et l’armée parviennent petit à petit à surmonter les obstacles logistiques. Mais, dans les zones les plus reculées, l’étendue des dégâts est encore inconnue et les premiers hélicoptères parviennent tout juste à amener des vivres et du matériel.