Interpol annonce avoir reçu la démission de son président après sa «disparition» en Chine

MONDE L’épouse du président d’Interpol avait saisi la police française, jeudi soir, pour la « disparition inquiétante » de son mari…

20 Minutes avec AFP

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Meng Hongwei photographié en 2017 à l'occasion d'une conférence à Singapour.
Meng Hongwei photographié en 2017 à l'occasion d'une conférence à Singapour. — ROSLAN RAHMAN / AFP

Des nouvelles au compte-gouttes et un scénario digne d’un film d’espionnage. Interpol a annoncé, ce dimanche soir sur Twitter, avoir reçu et accepté la démission de son président Meng Hongwei, qui avait mystérieusement disparu en Chine depuis plusieurs jours.

Dans l’après-midi, ce dimanche, la Chine avait annoncé que le président de l'organisation Interpol était soupçonné « d’avoir violé la loi ».

Meng Hongwei « est actuellement visé par une enquête, car il est soupçonné d’avoir violé la loi », selon un communiqué publié sur le site de la Commission centrale d’inspection disciplinaire du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, chargée de la répression de la corruption des fonctionnaires.

Un message avec une drôle d’émoticône

Âgé de 64 ans, Meng Hongwei n’avait plus donné de ses nouvelles depuis le 25 septembre, selon son épouse, qui a fait part, jeudi soir, à la police français de la « disparition inquiétante » de son mari. Dimanche, cette dernière a déclaré lors d’une conférence de presse à Lyon (Rhône) où Interpol est installé, qu’elle pensait son mari en danger.

Le 25 septembre, ce dernier lui a envoyé un premier message sur un réseau social indiquant « attends mon appel ». Puis un second message est arrivé comprenant seulement une émoticône traduisant une situation de danger, a-t-elle révélé ce dimanche.

Un vol depuis Stockholm et une enquête en France

Quelques jours plus tôt, selon des sources concordantes, Meng Hongwei avait rejoint la Chine en avion depuis Stockholm (Suède). Samedi, le secrétaire général d’Interpol, l’Allemand Jürgen Stock, avait demandé à la Chine « une clarification » sur la situation du président de l’organisation.

Le parquet de Lyon a, depuis, ouvert une enquête, confiée à la police judiciaire, un dispositif étant également mis en place pour « garantir la sécurité » de son épouse.

Dans son communiqué, Interpol a annoncé que le vice-président de l’organisation, le Sud-Coréen Kim Jong-yang devenait le nouveau président comme le prévoient les statuts.