VIDEO. Etats-Unis : Sept agents du renseignement russe mis en examen pour cyberattaques

JUSTICE Ils auraient piraté plusieurs instances, dont l’Agence mondiale antidopage (AMA) et le groupe américain Westinghouse qui fabrique du combustible nucléaire…

20 Minutes avec AFP
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Une cyberattaque utilisant le rançongiciel Petya touche le monde entier, le 27 juin 2017.
Une cyberattaque utilisant le rançongiciel Petya touche le monde entier, le 27 juin 2017. — Oleg Reshetnyak/AP/SIPA

Moscou, à l’origine d’une vague de cyberattaques mondiales ? Dans le cadre de plusieurs cyberattaques, attribuées au Kremlin et dénoncées par plusieurs pays, la justice américaine a annoncé la mise en examen, ce jeudi, de sept agents du renseignement militaire russe (GRU).

Parmi les sept inculpés, quatre d’entre eux ont été expulsés, ce jeudi, par les Pays-Bas, qui les accusent d’avoir tenté de pirater le siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye. Ces sept personnes sont poursuivies par les Etats-Unis qui les soupçonnent d'avoir piraté plusieurs instances, dont l’Agence mondiale antidopage (AMA) et le groupe américain Westinghouse qui fabrique du combustible nucléaire.

Trois agents inculpés pour ingérence dans la présidentielle américaine de 2016

Selon John Demers, le ministre-adjoint de la Justice pour la sécurité nationale, les agents sont également poursuivis pour blanchiment d’argent, utilisation de monnaie virtuelle, fraude bancaire et vol d’identité. Les opérations « concernaient des accès sophistiqués, continuels et non autorisés aux réseaux informatiques des victimes en vue de voler des informations d’ordre privé ou sensible », a-t-il précisé.

Trois des sept personnes mises en examen ont également été inculpées, en juillet dernier, pour ingérence dans la présidentielle américaine de 2016. Les deux dossiers sont différents mais ils se chevauchent, a souligné John Demers. Les Pays-Bas, l’Australie, la Grande-Bretagne, l’Otan et l’Union européenne accusent, eux aussi, Moscou de cyberattaques. De son côté, le Canada a annoncé que l’AMA, basée à Montréal, avait fait l’objet d’une cyberattaque dont le GRU était « fort probablement responsable ».