Brexit: Angela Merkel juge que le Royaume-Uni n'est toujours «pas très clair»

SORTIE La chancelière allemande semble hausser le ton alors que les négociations entre Londres et l’Union européenne semblent dans l’impasse…

20 Minutes avec AFP
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Theresa May et Angela Merkel lors du sommet européen de Salzbourg, début septembre 2018.
Theresa May et Angela Merkel lors du sommet européen de Salzbourg, début septembre 2018. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Londres n’a toujours pas exprimé de position claire sur l’avenir de ses relations post-Brexit avec l’UE, a estimé mardi la chancelière Angela Merkel, notant qu’il ne restait que « six à huit semaines » pour trouver un accord. Cette pique de la dirigeante allemande intervient après que la Première ministre britannique Theresa May a jugé « inacceptable » le rejet de ses propositions par les dirigeants européens lors d’un sommet informel vendredi et fait état d’une « impasse » dans les négociations.

« Nous avons six à huit semaines de travail particulièrement dur devant nous et à l’issue desquelles des décisions politiques doivent tomber. Cela dépend en grande partie bien sûr de ce que la Grande-Bretagne veut vraiment, et là ce n’est pas très clair », a lâché la chancelière lors d’un discours devant des industriels allemands.

Pas d’avantages sans contraintes

« Et il faut aussi que je le dise : on ne peut pas appartenir à une partie du marché unique et pas à trois autres », a-t-elle ajouté, alors que Theresa May propose dans son plan dit « de Chequers » une zone de libre-échange pour les biens industriels et les produits agricoles, mais pas pour les services ou les personnes. Cette proposition doit aussi, selon le gouvernement britannique, permettre d’éviter de créer une « frontière physique » entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande, comme le réclame également Bruxelles.

Les 27 et Londres doivent s’entendre en octobre ou novembre sur l’accord scellant leur divorce ainsi que sur une déclaration fixant le cadre de leur future relation. Angela Merkel a laissé entendre cependant qu’une déclaration trop vague, reportant à plus tard les principaux désaccords, ne serait pas acceptable. « Si une telle déclaration politique est trop générale, alors la période de transition sera rapidement insuffisante pour arriver à un accord raisonnable », a-t-elle dit.

Sans accord, une rupture brutale interviendrait dès mars 2019 alors qu’en cas de compromis une période de transition sera mise en place jusqu’à fin 2020 avec des conséquences moins rudes et immédiates pour les entreprises comme pour les autorités.