Avant son discours à l'ONU, Donald Trump loue le «formidable» Kim Jong-un

DIPLOMATIE Le discours du président américain devant l'Assemblée générale des Nations unies est attendu à 19h15, mardi...

20 Minutes avec AFP

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Le président américain Donald Trump et son homologue sud-coréen Moon Jae-In, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre 2018.
Le président américain Donald Trump et son homologue sud-coréen Moon Jae-In, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre 2018. — Evan Vucci/AP/SIPA

De retour à l’ONU un an après avoir menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord, Donald Trump a vanté lundi ses bonnes relations avec Kim Jong-un dont il a même salué l’ouverture d’esprit, affichant son optimisme sur cet épineux dossier.

A peine arrivé à New York pour l’Assemblée générale annuelle de l’organisation multilatérale, le président des Etats-Unis a défendu son spectaculaire changement de registre, tout en restant évasif sur la question centrale de la dénucléarisation. « Le président Kim a vraiment été très ouvert, et, honnêtement, il a été formidable », a lancé le locataire de la Maison Blanche, qui avait l’an dernier directement menacé celui qu’il avait surnommé « Rocket Man ».

Un second sommet confirmé

« Je pense qu’il veut vraiment que quelque chose se passe », a-t-il poursuivi, confirmant la tenue prochaine d’un deuxième sommet après leur premier face-à-face de juin à Singapour. « Ce sera un format similaire, probablement dans un lieu différent », a-t-il précisé lors d’une rencontre avec son homologue sud-coréen Moon Jae-in.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a expliqué lundi qu’il se rendrait lui-même probablement à Pyongyang « avant la fin de l’année » pour « les préparatifs finaux » préalables à cette deuxième rencontre. Il s’est aussi dit optimiste sur la volonté de Kim Jong-un d’abandonner ses armes nucléaires. « Nous avançons », et pendant ce temps « les sanctions resteront en vigueur », a-t-il assuré, évoquant de nombreuses discussions secrètes en coulisses.

Téhéran dans le viseur

Depuis ses débuts tonitruants l’an dernier, lorsqu’il avait décliné, dans un discours de 41 minutes, sa vision de « l’Amérique d’abord », Donald Trump s’est mis à dos nombre de pays, y compris parmi ses alliés. Car si le président américain s’est lancé dans une guerre commerciale avec Pékin à l’issue incertaine, le Canada, le Japon et l’Europe ont aussi, à des degrés divers, été la cible de ses emportements sur les échanges.

La route de Donald Trump, qui revendique haut et fort sa capacité à surprendre, casser les codes, croisera-t-elle, dans les trois jours à venir, celle de son homologue iranien Hassan Rohani ? Dans un entretien à la chaîne de télévision NBC, Hassan Rohani, qui juge que les Etats-Unis ne sont « ni honnêtes ni sincères », a indiqué lundi que « rien n’était prévu en ce sens ».