VIDEO. Etats-Unis: Une deuxième femme accuse le juge Kavanaugh d'inconduite sexuelle

ETATS-UNIS Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême a vigoureusement démenti ces nouvelles accusations...

M.C. avec AFP

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Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, le 5 septembre 2018.
Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, le 5 septembre 2018. — SAUL LOEB / AFP

Les faits se seraient produits après un « jeu à boire ». Une deuxième femme a accusé d’inconduite sexuelle, au début des années 1980, le juge Brett Kavanaugh, candidat de Donald Trump à la Cour suprême, a annoncé dimanche le magazine américain The New Yorker.

Deborah Ramirez, 53 ans, a déclaré que Brett Kavanaugh, lors d’une soirée arrosée à l’université de Yale, a sorti son sexe devant elle, la contraignant à le toucher alors qu’elle le repoussait, ce que Brett Kavanaugh a vigoureusement démenti, dans un communiqué publié par le journal.

« Ce prétendu événement datant d’il y a 35 ans n’a pas eu lieu. Les gens qui me connaissaient alors savent que cela ne s’est pas produit et l’ont dit. Ceci est du dénigrement pur et simple », a-t-il écrit.

Deux sénateurs démocrates ont commencé à enquêter

Cette accusation survient à quatre jours de l’audition cruciale, prévue jeudi, de Christine Blasey Ford qui accuse déjà d’agression sexuelle le juge Kavanaugh lors d’une soirée entre lycéens au début des années 1980.

Au moins quatre sénateurs démocrates ont eu connaissance des accusations portées par Deborah Ramirez, et au moins deux d’entre eux ont commencé à enquêter sur le sujet, indique le magazine. « Il s’agit d’une autre allégation sérieuse, crédible et inquiétante contre Brett Kavanaugh. Elle doit être pleinement examinée », a notamment indiqué le sénateur de Hawaï, Mazie Hirono, cité par The New Yorker.

Plusieurs collaborateurs de sénateurs républicains ont également exprimé leur inquiétude sur l’impact potentiel de ces déclarations sur la nomination du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême. « Je pense qu’une enquête du FBI serait justifiée », a également dit Deborah Ramirez, qui a expliqué avoir réfléchi pendant six jours avant de se confier au New Yorker.