VIDEO. Cour suprême: Trump se déchaîne contre l'accusatrice du juge

ETATS-UNIS Le président américain a remis en doute le témoignage de l'universitaire qui affirme avoir été agressée sexuellement par Brett Kavanaugh...

20 Minutes avec AFP

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Le juge candidat à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, est accusé par une universitaire, Christine Ford, d'agression sexuelle dans les années 80
Le juge candidat à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, est accusé par une universitaire, Christine Ford, d'agression sexuelle dans les années 80 — PHOTOMONTAGE (SIPA, RESEARCHGATE)

La retenue, c’est fini : Donald Trump a attaqué vendredi frontalement la femme qui accuse son candidat à la Cour suprême d’agression sexuelle, s’étonnant de son silence pendant plus de trente ans.

« Si les attaques avaient été aussi graves que ce que dit le Dr. Ford, il y aurait eu une plainte d’elle ou de ses parents aimants », a tweeté le président Trump, affichant pour la première fois aussi clairement ses doutes sur la crédibilité de la chercheuse en psychologie.

« Je demande qu’elle présente cette plainte pour que nous apprenions date, heure et lieu ! » des faits présumés, a assené le milliardaire républicain, tout en volant à nouveau au secours de son candidat, « un homme bien, à la réputation impeccable », victime d’une « attaque de la gauche radicale ».

Soirée arrosée au lycée

L’universitaire Christine Blasey Ford, 51 ans, affirme que le juge Brett Kavanaugh, 53 ans, l’a agressée lors d’une soirée arrosée entre adolescents au début des années 1980 dans la banlieue de Washington, ce que le magistrat nie vigoureusement.

Restée muette pendant des années, Christine Ford avait adressé en juillet une lettre confidentielle à une élue démocrate pour accuser le juge Kavanaugh, dont le nom commençait à circuler pour la Cour suprême. Mais son courrier n’a été transmis au FBI que la semaine dernière.

Suite à des fuites, elle a décidé de sortir de l’ombre dans une interview publiée dimanche. Selon elle, le jeune Kavanaugh, accompagné d’un ami, tous les deux « complètement ivres », l’avait coincée dans une chambre et plaquée sur un lit lors d’une soirée d’été au début des années 1980. Il aurait tenté de la déshabiller, avant qu’elle ne parvienne à fuir.

Bras de fer pour une audition devant le Sénat

Dès le lendemain, les sénateurs, qui ont pour mission de valider les nominations à vie à la Cour suprême, ont convoqué les deux protagonistes pour une audition lundi devant leur commission judiciaire. Le juge Kavanaugh s’est immédiatement dit prêt à témoigner. Après quatre jours d’hésitation, Mme Blasey Ford a fait savoir qu’elle souhaitait bien être entendue par le Sénat mais à certaines conditions.

D’abord, elle n’ira pas au Sénat lundi, date fixée « arbitrairement ». Ensuite, elle veut que les conditions de l’audition soient « justes » et répète sa « préférence » pour une enquête du FBI avant l’audition. Enfin, elle veut que sa sécurité soit assurée. Depuis qu’elle est sortie de l’anonymat, elle assure avoir reçu des « menaces de mort » et avoir dû quitter son domicile en Californie. La femme du juge Kavanaugh a également reçu des insultes et des menaces. Selon CNN, un compromis pourrait être trouvé avec une audition décalée au mercredi.