VIDEO. Immigration: L'Aquarius cherche un port pour 11 migrants secourus au large de la Libye

SAUVETAGE Jeudi matin, le navire humanitaire a secouru une embarcation qui prenait l’eau avec 10 hommes et un adolescent à bord, après avoir tenté en vain de contacter les garde-côtes libyens…

20 Minutes avec AFP

— 

Le navire Aquarius, le 1er juin 2018 au large des côtes maltaises et italiennes.
Le navire Aquarius, le 1er juin 2018 au large des côtes maltaises et italiennes. — Salvatore Cavalli/AP/SIPA

L’Aquarius​ a secouru 11 migrants à bord d’une embarcation jeudi matin au large de la Libye et cherche un port où les débarquer, après avoir refusé de les ramener en Libye, ont annoncé SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF).

L’Aquarius a ainsi contacté les autorités italiennes, maltaises et tunisiennes. Pour seule réponse, Rome a transmis l’information à la marine libyenne, qui a demandé à l’Aquarius de transférer les migrants sur un patrouilleur libyen.

« La Libye n’étant pas à l’heure actuelle reconnue comme un lieu sûr, l’Aquarius a répondu qu’il ne pouvait pas légalement transborder des personnes qui y seraient renvoyées », a expliqué SOS Méditerranée. Dans l’immédiat, le navire, avec les 11 migrants à bord, a repris ses recherches dans la zone de secours au large de la Libye.

« Qu’il aille où il veut mais pas en Italie »

« L’Aquarius 2 (nom officiel du bateau sous pavillon panaméen) a récupéré une dizaine de personnes dans les eaux de recherches et secours libyennes, à quelques milles nautiques de la terre ferme, mais a refusé de collaborer avec les garde-côtes libyens », a commenté ce jeudi soir sur Twitter Matteo Salvini, ministre italien de l’Intérieur. « Maintenant il erre en Méditerranée. Je le dis et je le répète : qu’il aille où il veut mais pas en Italie, les ports sont fermés », a-t-il ajouté.

Depuis juin et la décision de Matteo Salvini de fermer les ports italiens aux migrants, l’Aquarius est interdit dans les ports italiens où il accostait habituellement.

En juin, le navire avait été contraint d’aller jusqu’à Valence en Espagne pour permettre à 237 migrants de mettre pied à terre. En août, c’est à Malte qu’il avait pu débarquer ses 141 passagers, après un accord de répartition entre plusieurs pays européens.