Brexit: Les propositions de Londres «pas acceptables» en l'état, selon Macron

PAS D'ACCORD Le président français était à Salzbourg pour discuter Brexit avec ses 26 camarades européens...

20 Minutes avec AFP
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Emmanuel Macron, le 20 septembre 2018 à Salzbourg en Autriche.
Emmanuel Macron, le 20 septembre 2018 à Salzbourg en Autriche. — Christof STACHE / AFP

Toujours pas d’accord au niveau européen, six mois avant la date officielle du Brexit. Le Royaume-Uni ne respecte pas « l’intégrité du marché unique », estime Emmanuel Macron. Le président de la République était ce jeudi à Salzbourg en Autriche pour un sommet européen informel. Selon lui, les propositions de l’Angleterre ne sont pas « pas acceptables en l’état » sur le plan économique.


Interrogé sur l’hypothèse d’un second référendum au Royaume-Uni, fermement rejeté par la Première ministre Theresa May, le président français a estimé qu'« il ne [lui] appartient pas de [se] prononcer sur le choix souverain du peuple britannique ».

Dans l’attente d’un sommet en octobre

Le Président a qualifié de « menteurs » les auteurs de promesses impossibles à tenir. « Les choses avancent mais elles ne sont pas aussi simples » que ce qui a été dit, a jugé Emmanuel Macron. « Nous sommes aujourd’hui à l’heure de vérité » sur le Brexit et « il faut utiliser les prochaines semaines pour avancer », a plaidé le chef de l’Etat devant la presse, en indiquant attendre de « nouvelles propositions britanniques en octobre ».

« En l’état, le "plan de Checkers" ne saurait être un plan à prendre ou à laisser », a-t-il précisé, en faisant référence au plan sur les futures relations entre Londres et Bruxelles présenté au début de l’été par la Première ministre Theresa May. « Nous nous devons de défendre le marché unique et sa cohérence », selon lui.

Emmanuel Macron s’exprimait à l’issue d’un sommet européen dominé par le Brexit et la question migratoire à Salzbourg. Sur le sujet, il a souligné la nécessité d'« être clair et simple » dans le débat « car il y a beaucoup de nervosité » à l’approche des prochaines échéances. Londres et Bruxelles espèrent s’entendre lors d’un prochain sommet en octobre à Bruxelles sur un accord scellant leur divorce, ainsi que sur une déclaration fixant le cadre de leur future relation.