Un processus rapide, à l'initiative de la Norvège

F. V. - ©2008 20 minutes

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Le texte sur l'interdiction des BASM se situe dans le prolongement de la convention d'Ottawa. Celle-ci avait banni les mines antipersonnel en 1997. A l'époque, 123 Etats l'avaient signée. Ils sont 155 aujourd'hui. Les ONG espèrent que le texte adopté à Dublin aura la même portée historique. Cette fois, le mérite en revient à la Norvège.

Fin 2006, c'est elle qui a appelé officiellement les Etats à se réunir à Oslo en février 2007 pour aboutir à un traité interdisant les bombes à sous-munitions. La guerre très médiatisée entre Israël et le Hezbollah libanais en 2006 lui a donné tristement raison sur la nécessité de proscrire ces armes aux effets dévastateurs sur la population. Deux ans plus tard, le texte est adopté à Dublin. « Le processus a été relativement rapide, finalement », se félicite Handicap International.