VIDEO. Cour suprême: La bataille autour du juge Kavanaugh et de son accusatrice est totale

ETATS-UNIS Les républicains font pression pour organiser une audition lundi, mais la femme qui accuse le candidat de Trump d'agression sexuelle réclame une enquête préalable du FBI...

P.B. avec AFP

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Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, le 4 septembre 2018.
Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, le 4 septembre 2018. — Alex Edelman/NEWSCOM/SIPA

Quand les sénateurs républicains ont annoncé une grande audition, lundi prochain, pour entendre le juge Brett Kavanaugh et la femme qui l’accuse d’agression sexuelle, ils se sont un peu précipités. Mardi, Christine Ford, une universitaire de 51 ans, n’avait toujours pas accepté de témoigner devant le Sénat – et des millions de téléspectateurs. Par l’intermédiaire de ses avocats, elle a réclamé l’ouverture d’une enquête du FBI afin « d’établir les faits » avant qu’elle ne témoigne.

« Je ne pense pas qu’on ait besoin d’avoir recours au FBI car ils ne veulent pas être impliqués », avait assuré Donald Trump un peu plus tôt, citant les multiples « background checks » qui se sont déjà penché les antécédents du juge.

Les républicains pressés, les démocrates jouent la montre

Mardi, tout le monde a pris position. Plus de 500 anciennes élèves du lycée privé Holton-Arms ont signé une lettre de soutien à Christine Ford, indiquant que de nombreuses jeunes femmes avaient été victimes de harcèlement ou d’agression sexuelle lors de soirées arrosées. Le juge Kavanaugh, lui, a reçu le soutien de George W. Bush. Un troisième individu, qui était présent, selon Christine Ford, lorsque Brett Kavanaugh aurait tenté de la déshabiller, a indiqué qu’il n’avait « aucun souvenir » de cette soirée et a refusé de témoigner.

Le débat prend un relief particulier dans le sillage du mouvement #Metoo qui en un an a fait chuter des dizaines de personnalités. Mais l’enjeu va bien au-delà. La Cour suprême est l’arbitre des principales questions de société aux Etats-Unis, tranchant aussi bien sur le droit à l’avortement que les armes à feu ou le mariage homosexuel.

Si les républicains sont pressés, c’est parce qu’ils craignent de perdre leur majorité au Sénat lors des Midterms de novembre, ce qui permettrait aux démocrates de bloquer toute confirmation. Ils pourraient ainsi se venger – les républicains avaient fait de même sous Obama en 2016. Et dans cette bataille cruciale, tous les coups semblent permis.