Affaire Skripal: Le Novitchok pas responsable de l’état de deux habitants de Salisbury tombés malades

PSYCHOSE C’est dans cette ville que les Skripal avaient été empoisonnés en mars, et encore deux autres habitants au début de l’été…

20 Minutes avec AFP

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Les services de l’hôpital de Salisbury ont préféré ne prendre aucun risque.
Les services de l’hôpital de Salisbury ont préféré ne prendre aucun risque. — GEOFF CADDICK / AFP

La police britannique a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi que « rien » ne suggérait que l’agent innervant Novitchok soit la substance ayant rendu malade un peu plus tôt deux personnes à Salisbury, où l’ex-espion Sergueï Skripal avait été empoisonné. La police avait bouclé dimanche en fin d’après-midi un secteur de cette ville du sud-ouest de l’Angleterre après que deux personnes sont tombées malades dans un restaurant, le Prezzo. « Nous pouvons maintenant confirmer qu’il n’y a rien suggérant que le Novitchok soit la substance » en cause, a déclaré la police du Wiltshire dans un communiqué.

Les deux personnes, un homme d’une quarantaine d’années et une femme d’une trentaine d’années, ont été hospitalisés à Salisbury et ont fait l’objet d’une « évaluation clinique », a précisé la police. Elles « restent à l’hôpital en observation », a-t-elle ajouté. La police a souligné « qu’en raison d’événements récents survenus dans la ville [l’affaire Skripal] et des inquiétudes liées au fait que le couple a été exposé à une substance inconnue, l’ensemble des services d’urgence ont adopté une approche très prudente ».

Plusieurs victimes et une morte à cause du Novitchok à Salisbury

C’est à Salisbury que l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonnés le 4 mars au Novitchok, un puissant agent innervant conçu en Union soviétique. Le Royaume-Uni accuse Moscou d’être à l’origine de cette attaque, qui a provoqué une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux. Hospitalisés pendant plusieurs semaines, les Skripal ont survécu à l’empoisonnement, ainsi qu’un policier qui avait été contaminé en leur portant secours.

En juin, deux nouvelles personnes ont été contaminées par la même substance. Dawn Sturgess, une mère de trois enfants âgée de 44 ans, avait été hospitalisée dans un état critique et est décédée le 8 juillet. Son compagnon, Charlie Rowley, a pu sortir de l’hôpital quelques jours plus tard.