Affaire Skripal: Moscou affirme avoir trouvé les suspects, «des civils», pas des criminels

ENQUETE Le Kremlin ne cesse de nier son implication dans l’affaire...

20 Minutes avec AFP

— 

Vladimir Poutine à Moscou, le 5 février 2017.
Vladimir Poutine à Moscou, le 5 février 2017. — Alexei Nikolsky/AP/SIPA

L’enquête dans l'affaire Skripal progresse. La Russie a identifié les hommes soupçonnés par Londres d’avoir empoisonné l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille en Angleterre, a annoncé ce mercredi Vladimir Poutine, assurant que ce sont des « civils » n’ayant rien fait de « criminel ».

« Nous savons de qui il s’agit, nous les avons trouvés. Mais nous espérons qu’ils apparaîtront eux-mêmes au grand jour pour dire qui ils sont », a déclaré Vladimir Poutine lors d’un forum économique dans l’Extrême-Orient russe.

« Ce sont des civils bien sûr. Je vous assure qu’il n’y a là rien de criminel », a-t-il poursuivi, laissant entendre que ces deux hommes n’avaient rien à voir dans l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury, en mars.

Deux « officiers » du renseignement militaire russe visés par Londres

Londres a accusé Moscou de « mensonges » sur ces suspects. « Ces hommes sont des officiers du service de renseignement militaire russe, le GRU », a déclaré un porte-parole de Downing Street lors d’un point presse régulier.

« Nous avons demandé de manière répétée des comptes à la Russie sur ce qui s’est passé à Salisbury en mars, ils n’ont répondu que par des mensonges. Rien n’a changé », a-t-il affirmé.

Depuis le départ, le Royaume-Uni accuse Moscou d’être à l’origine de l’attaque, qui a engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux et abouti à une vague historique d’expulsions croisées de diplomates, ainsi qu’à de nouvelles sanctions économiques contre la Russie.

Alors que Moscou ne cesse de nier son implication dans l’affaire, dénonçant des « accusations sans fondement », Londres a accusé à plusieurs reprises les autorités russes de désinformation.

>> A lire aussi : Londres accuse nommément Vladimir Poutine dans l'affaire Skripal