Suède: Ultimes flèches de campagne avant des législatives incertaines

POLITIQUE Selon les enquêtes d'opinion, un quart des 7,5 millions d'électeurs sont encore indécis à trois jours du scrutin...

20 Minutes avec AFP

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Les candidats aux législatives suédoises en plein débat
Les candidats aux législatives suédoises en plein débat — STINA STJERNKVIST / TT NEWS AGENCY / AFP

Intégration, impôts, Etat-providence : en Suède, les chefs de parti décochaient leurs ultimes flèches avant les législatives du 9 septembre qui pourraient voir l’extrême droite jouer des coudes avec les partis « de l’établissement ». Les candidats des huit partis en lice s’affrontaient jeudi et vendredi soir à la télévision pour tenter d’emporter la conviction du quart des 7,5 millions d’électeurs encore indécis à trois jours du scrutin.

Ni le bloc « rouge-vert » du Premier ministre social-démocrate sortant Stefan Löfven, ni le bloc « bourgeois » emmené par le dirigeant conservateur Ulf Kristersson ne devraient obtenir la majorité au Riksdag, condamnés à trouver des alliances au-delà de leur propre camp.

La Suède capable de se doter d’un « gouvernement stable » ?

Les Démocrates de Suède (SD), parti anti-immigration à l’héritage néonazi, sont crédités de quelque 20 % des voix, d’après les sondages de sept instituts réalisés au cours des dix derniers jours, en hausse de sept points par rapport aux législatives de 2014. Au soir des élections, la formation pourrait ainsi se retrouver derrière les sociaux-démocrates et au coude-à-coude avec les conservateurs, sans aucune chance pour autant d’accéder à l’exécutif à ce stade, mais forte d’une influence inédite.

Stefan Löfven a appelé jeudi les Suédois à voter pour un « gouvernement stable […] capable de diriger la Suède en ces temps incertains ». Le Premier ministre a de son côté raillé les partis de l’Alliance (conservateurs, libéraux, centristes et chrétiens-démocrates) qui « promettent à la fois de baisser les impôts et de défendre l’État-providence ».

Droite et gauche sont respectivement crédités de 37 et 40 % des suffrages. La plupart des observateurs voient tout de même un nouveau gouvernement minoritaire formé par Stefan Löfven, avec une minorité encore plus faible qu’actuellement.