Syrie: Raids russes sur Idleb, avant un sommet décisif à Téhéran

CONFLIT Le sommet réunit le président iranien Hassan Rohani et ses homologues russe et turc...

20 Minutes avec AFP

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Les présidents Rohani, Poutine et Erdogan
Les présidents Rohani, Poutine et Erdogan — MIKHAIL METZEL / SPUTNIK / AFP

Des raids russes ont visé ce vendredi des positions djihadistes et rebelles dans la province d'Idleb, faisant deux morts dans l'ultime grand bastion insurgé de Syrie, dont le sort est discuté à Téhéran, a rapporté une ONG.

Les présidents iranien et russe, alliés indéfectibles du régime de Bachar al-Assad, retrouvent ce même jour à Téhéran leur homologue turc, dont le pays soutient les rebelles, pour évoquer le sort de la province d'Idleb, sous la menace d'une offensive du pouvoir.

Le régime masse des renforts aux abords de cette région frontalière de la Turquie, dans le nord-ouest de la Syrie.

Raids russes 

Depuis plusieurs jours déjà, ses forces procèdent à des tirs d'artillerie sur le secteur, tandis que l'aviation russe a mené des raids sporadiques, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Vendredi, des raids russes ont visé des positions de Hayat Tahrir al-Cham, l'organisation djihadiste créée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaida qui domine Idleb, ou encore celle d'Ahrar al-Cham, puissant groupe rebelle islamiste, selon la même source.

Les cibles visées se trouvent près de la localité de Hobait, dans le sud-ouest d'Idleb, non loin de la ligne de démarcation entre territoire insurgé et secteur gouvernemental.

Rencontre tripartite 

Un combattant de Ahrar al-Cham a été tué et 14 autres blessés, a précisé le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane.  Les raids ont également tué un berger et fait quatre blessés, mais on ignore s'il s'agit de civils ou de combattants.

La rencontre entre le président iranien Hassan Rohani et ses homologues Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan doit avoir lieu vendredi après-midi dans la capitale iranienne, quelques heures avant une réunion du Conseil de sécurité convoquée par Washington sur la situation à Idleb.

«Nous avons tué, nous tuons et nous tuerons les terroristes (...) Et peu importe qu'ils se trouvent à Alep, à Idleb ou en d'autres points de la Syrie», a martelé jeudi la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, citée par les agences de presse russes.

La guerre en Syrie a débuté en 2011 après la répression sanglante par le régime de manifestations populaires en faveur de réformes démocratiques. Elle a fait plus de 350.000 morts et des millions de réfugiés.

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