Maroc: Début de l'instruction dans l'affaire du viol collectif

JUSTICE Douze des agresseurs présumés de Khadija avaient été placés en détention préventive...

20 Minutes avec AFP

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Créé par une jeune artiste marocaine, ce dessin illustrant le calvaire subi par Khadija est devenu viral sur les réseaux sociaux.
Créé par une jeune artiste marocaine, ce dessin illustrant le calvaire subi par Khadija est devenu viral sur les réseaux sociaux. — _artbynada_ / Instagram

L’histoire avait suscité l’émoi au Maroc. Le juge d’instruction a entendu ce jeudi onze des douze accusés dans l’affaire de l'adolescente marocaine qui dit avoir été séquestrée et violée par un groupe d’hommes de son village, dans le centre du pays, a dit à l’AFP l’avocat de la plaignante. Ces auditions se sont tenues dans une ambiance tendue, a précisé Me Ibrahim Hachane, l’avocat de Khadija, 17 ans.

Les prochaines ont été fixées au 10 octobre, date à laquelle les accusés ainsi que la plaignante seront entendus par le juge d’instruction.

« Pressions et intimidations »

Un des proches de Khadija s’est dit jeudi « inquiet pour sa sécurité et celle de sa famille », affirmant à l’AFP qu’elle subissait « pressions et intimidations », évoquant des « effets sur son état psychologique ».

Dans une vidéo diffusée le 21 août sur Internet la plaignante racontait avoir été kidnappée, séquestrée, violée et martyrisée pendant deux mois par des jeunes de son village. Son témoignage filmé, où elle montrait des tatouages obscènes et des traces de brûlures de cigarettes sur son corps, avait suscité une vague de solidarité.

#noussommestouskhadija

Le hashtag #noussommestouskhadija accompagné d’un dessin de femme nue, tatouée, le visage barré d’un « SOS » a fait le tour des réseaux sociaux et une pétition demandant « justice pour elle » a récolté 115.000 signatures.

Douze des agresseurs présumés de Khadija avaient été placés en détention préventive avec différents chefs de poursuite, allant de « traite d’être humain sur mineure », « viol », « torture et usage d’arme causant des blessures et séquelles psychiques », « constitution d’une bande organisée, enlèvement et séquestration » et « non-assistance à personne en danger ».

Évoquant le cas de l’adolescente, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a déploré mercredi « l’absence d’un système intégré de protection de l’enfance au Maroc ».

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