Racisme: Un homme d'affaires chinois traite les Kényans de singes dans une vidéo virale

AFRIQUE L’homme a précisé qu’il incluait le président du pays, dans son « qualificatif »…

20 Minutes avec AFP

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Une autre affaire de racisme de la part d'un Chinois a eu lieu sur le chantier du TGV kenyan, payé par la Chine.
Une autre affaire de racisme de la part d'un Chinois a eu lieu sur le chantier du TGV kenyan, payé par la Chine. — SIMON MAINA / AFP

Un homme d’affaires chinois a été arrêté au Kenya après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo où il compare les Kenyans et leur président Uhuru Kenyatta à des « singes », a déclaré jeudi le service de l’immigration de Nairobi. Le ressortissant chinois, identifié comme Liu Jiaqi, va être expulsé. « Son permis de travail a été annulé et il va être expulsé pour racisme », a précisé l’immigration kényane sur son compte Twitter.

Dans une vidéo de deux minutes et demie partagée sur Twitter et ailleurs, l’homme, qui semble se disputer avec un de ses employés, profère une série d’insultes racistes. Après la suggestion d’un employé de « rentrer en Chine », l’homme d’affaires réplique de plus belle en (mauvais) anglais : « Ce n’est pas ma place ici. Je n’aime pas cet endroit, des gens comme des singes, je n’aime pas leur parler, ça sent mauvais, et pauvres et stupides, et noirs. Je ne les aime pas. Pourquoi pas (comme) les Blancs, comme les Américains » ? Il ajoute ne rester au Kenya que parce que « l’argent est important ».

Sanctions

Des internautes ont réclamé qu’il soit poursuivi et pas seulement expulsé du Kenya. Un porte-parole de l’ambassade de Chine au Kenya, Zhang Gang, a assuré à l’AFP que l’extrait vidéo date de juin. L’homme filmé « a déjà fait l’objet d’une sanction par sa société et s’est excusé auprès de son collègue kényan ». Les propos de cet homme « ne représentent pas l’opinion de la vaste majorité des Chinois », a tenu à ajouter la même source.

Ce n’est pas la première fois que des Chinois travaillant au Kenya sont accusés de racisme. Cette année, par exemple, des Kényans travaillant sur une nouvelle voie de chemin de fer construite par la Chine entre la ville côtière de Mombasa et Nairobi qui ont accusé du personnel et des cadres chinois de racisme et discrimination.

Interets économiques

Le gouvernement a toutefois rejeté les accusations dans le cadre de cet important projet d’infrastructure de 3,2 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros). Le président Kenyatta a participé cette semaine à une grande conférence sino-africaine à Pékin où la Chine a promis d’investir 60 milliards de dollars de plus sur le continent.

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