Belgique: Une enquête ouverte sur la mort d'un homme d'affaires belge à Moscou

RUSSIE La famille de Bruno Charles De Cooman ne croit pas à la thèse du suicide…

20 Minutes avec AFP

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Illustration: Un policier russe près de la cathédrale  St. Basil sur la place Rouge à Moscou, le 27 juillet 2010.
Illustration: Un policier russe près de la cathédrale St. Basil sur la place Rouge à Moscou, le 27 juillet 2010. — AFP PHOTO / ANDREY SMIRNOV

La justice belge a ouvert une enquête sur le décès d’un ressortissant retrouvé au pied de son immeuble à Moscou et veut notamment auditionner son chauffeur, témoin de la chute mortelle, a appris l’AFP mercredi auprès du parquet fédéral belge. « Le chauffeur est belge. Ça nous semble logique qu’on fasse entendre le chauffeur quand il rentrera à la maison », a affirmé Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.

Il a expliqué que le parquet fédéral avait ouvert une enquête comme c’est l’habitude en cas de « mort violente » d’un ressortissant belge à l’étranger. « On va prendre contact avec les enquêteurs russes, on a un protocole (de coopération) avec le parquet de Moscou », a poursuivi Eric Van Der Sypt.

La famille ne veut pas croire au suicide

Bruno Charles De Cooman, ancien professeur d’université à Gand (nord de la Belgique) puis en Corée du Sud, était depuis 2017 un des vice-présidents du groupe sidérurgique russe Novolipetsk Steel (NLMK), en charge de la Recherche-développement.

Il a été retrouvé mort le 29 août à la mi-journée au pied de l’immeuble historique dans lequel il vivait dans le centre de Moscou, non loin du Kremlin.

En Russie, la thèse du suicide est pour l’instant « la version privilégiée » des enquêteurs, selon l’agence de presse officielle TASS. D’après la police russe, le corps présentait les marques d’une chute d’une grande hauteur et aucune trace de lutte n’a été découverte dans l’appartement. En Belgique, la famille de l’homme d’affaires ne veut pas croire au suicide et a réclamé l’audition par les enquêteurs belges de son chauffeur, qu’elle présente comme un témoin clé du drame, susceptible d’invalider cette hypothèse.

La vérité « dans les mains de Poutine »

En repassant par son domicile à l’improviste en pleine journée, le dirigeant « a dit à son chauffeur de l’attendre cinq minutes » en bas, a expliqué son frère, Pierre De Cooman, à des médias flamands. « Quelques instants plus tard, il est tombé de sa fenêtre du neuvième niveau. Le chauffeur a vu Bruno tomber », a-t-il ajouté.

La mère du défunt s’est dit de son côté convaincue que son fils était attendu par plusieurs individus en haut. « Ils l’ont assommé et l’ont jeté par la fenêtre », a affirmé Marie-Madeleine Meunier à la chaîne flamande VTM. « Je veux connaître la vérité et ça… (c’est), c’est dans les mains de Poutine », a-t-elle ajouté en allusion au président russe Vladimir Poutine.

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