Effondrement d'un pont à Gênes: La société d'autoroute ne construira pas le nouvel ouvrage mais paiera tout

CATASTROPHE « Les travaux de reconstruction du pont ne peuvent être confiés et suivis par qui avait juridiquement la responsabilité qu’il ne s’écroule pas », a déclaré Danilo Toninelli…

20 Minutes avec AFP

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Le drame s’est déroulé en fin de matinée, sous une pluie battante, sur la A10 qui relit Gênes à Vintimille. Dans un énorme grondement, qui a fait craindre aux riverains un tremblement de terre, le pont dit Morandi, du nom de son concepteur, s’est effondré sur plus de 200 mètres, entraînant une trentaine de voitures et plusieurs poids lourds.
Le drame s’est déroulé en fin de matinée, sous une pluie battante, sur la A10 qui relit Gênes à Vintimille. Dans un énorme grondement, qui a fait craindre aux riverains un tremblement de terre, le pont dit Morandi, du nom de son concepteur, s’est effondré sur plus de 200 mètres, entraînant une trentaine de voitures et plusieurs poids lourds. — Luca Zennaro/AP/SIPA

Sanction sans appel. Le ministre italien des Infrastructures, Danilo Toninelli, a annoncé ce mardi que ce ne serait pas la société Aspi (Autostrade per l’Italia) qui reconstruirait le pont Morandi à Gênes, mais qu’en revanche elle paierait toute cette reconstruction.

Le 14 août, ce pont autoroutier s’est effondré, faisant 43 morts. Il était géré par l’opérateur Autostrade per I’Italia, filiale à 88 % du groupe italien Atlantia. A la Bourse de Milan, Atlantia a perdu mardi 2,23 % à 17,55 euros, dans un marché en hausse de 1,01 %. Depuis le drame, le titre du groupe contrôlé par la famille Benetton a plongé de près de 30 %.

« l’infrastructure n’est pas une rente mais un bien public du pays »

« Ce ne sera pas Autostrade per l’Italia qui reconstruira le pont Morandi (…). La reconstruction sera confiée à une entité publique, mais c’est la société concessionnaire Aspi qui paiera les coûts », a dit le ministre devant les députés. « Le gouvernement est uni sur le point suivant : les travaux de reconstruction du pont ne peuvent être confiés et suivis par qui avait juridiquement la responsabilité qu’il ne s’écroule pas », a-t-il ajouté.

Pour lui, ce serait « une folie et irrespectueux vis-à-vis des victimes ». « Le financement total de l’œuvre par la société concessionnaire représente seulement une petite partie des dommages dus et n’a rien à voir avec la procédure de révocation de la concession », a indiqué Danilo Toninelli. « A partir de maintenant, tous les concessionnaires, publics ou privés, seront dans l’obligation de réinvestir une grande partie de leurs bénéfices dans la modernisation des infrastructures (…) et devront comprendre que l’infrastructure n’est pas une rente mais un bien public du pays ».