Crise en Libye: La France a une part de responsabilité, juge une ministre italienne

TACLE Elisabetta Trenta, la ministre de la défense du gouvernement de coalition entre populistes et extrême droite, régissait aux affrontements en cours autour de la capitale libyenne, qui déstabilisent le faible pouvoir en place…

20 Minutes avec AFP

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Luigi Di Maio, le leader du Mouvement cinq étoiles, et la ministre de la défense italienne, Elisabetta Trenta.
Luigi Di Maio, le leader du Mouvement cinq étoiles, et la ministre de la défense italienne, Elisabetta Trenta. — Alessandra Tarantino/AP/SIPA

La France a une part de responsabilité dans la crise libyenne actuelle, a jugé lundi la ministre italienne de la Défense, Elisabetta Trenta. Elle a aussi écarté toute intervention militaire italienne dans ce pays. La ministre évoquait sur sa page Facebook l’intervention militaire de la France et d’autres pays en Libye en 2011 contre le régime du colonel Kadhafi.

« Evidemment, il est indéniable qu’aujourd’hui ce pays se retrouve dans cette situation parce que quelqu’un, en 2011, a privilégié ses intérêts à ceux des Libyens et de l’Europe elle-même », écrit la ministre. Elisabetta Trenta estime néanmoins nécessaire d’aller de l’avant et « d’agir tous ensemble pour le bien et la paix du peuple libyen ».

Des rumeurs d’intervention dans la presse

La presse italienne, face aux affrontements en cours à Tripoli qui déstabilisent le gouvernement d’union nationale, reconnu par la communauté internationale, a évoqué lundi la possibilité d’une intervention des forces spéciales italiennes. « Certains parlent d’une intervention militaire pour riposter aux affrontements qui sont en cours, je ne prends absolument pas en considération cette possibilité », a encore dit la ministre.

Des combats meurtriers ont continué lundi de faire rage en périphérie sud de Tripoli et l’implication de nouveaux groupes ajoute à la grande confusion qui règne dans la capitale de Libye, un pays plus que jamais plongé dans le chaos. Après l’échec d’un accord de cessez-le-feu annoncé vendredi, la mission de l’ONU en Libye (Manul) a invité les « différentes parties concernées » à une « réunion élargie » mardi pour un « dialogue urgent sur la situation sécuritaire » à Tripoli.