Philippines: Le président Duterte s’excuse d’avoir traité Obama de «fils de pute»

DIPLOMATIE Rodrigo Duterte avait insulté l’ancien président américain en 2016 alors qu’il avait fait des commentaires sur la violente guerre contre la drogue qu’il mène depuis son élection…

20 Minutes avec AFP

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Rodrigo Duterte est président des Philippines depuis juin 2016.
Rodrigo Duterte est président des Philippines depuis juin 2016. — Bullit Marquez/AP/SIPA

Le leader philippin Rodrigo Duterte a présenté ses excuses à l’ancien président américain Barack Obama pour l’avoir traité de « fils de pute » en 2016, ce qui avait encore dégradé les relations entre leurs deux pays. Rodrigo Duterte réagissait alors aux critiques répétées des Etats-Unis envers sa guerre contre la drogue, qui a fait des milliers de morts et déclenché de multiples condamnations internationales.

Mais le chef de l’Etat philippin, en voyage en Israël, a expliqué que les relations avec Washington s’étaient améliorées depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, qu’il a qualifié de « bon ami » avec lequel il est sur « la même longueur d’ondes ». « Il serait également approprié aujourd’hui de dire à Barack Obama que vous êtes désormais un civil et que je suis désolé d’avoir prononcé ces mots », a-t-il dit dans un discours devant la communauté philippine de l’Etat hébreu.

Propos misogynes

« Si vous êtes capable de pardonner, alors pardonnez. Je vous ai pardonné, tout comme mes petites amies quand j’étais encore célibataire […]. Je leur ai également pardonné », a-t-il ajouté. Depuis son arrivée au pouvoir fin juin 2016, Rodrigo Duterte s’est illustré par son langage fleuri, lançant des diatribes vulgaires à l’encontre de tous ses critiques, en particulier quand il s’agit de la guerre antidrogue. Le président philippin a traité le pape François et l’ancien ambassadeur des Etats-Unis à Manille de « fils de pute », s’en prenant également à l’ONU et au Parlement européen.

Avant son départ pour Israël, le chef de l’Etat a de nouveau tenu des propos insultants en jugeant que le nombre élevé de viols à Davao, sa ville natale dans le sud de l’archipel, était dû au grand nombre de belles femmes. Les militantes des droits des femmes ont dénoncé ces nouveaux propos de Rodrigo Duterte, qui a souvent plaisanté publiquement sur le viol. « Ce n’est pas la beauté qui provoque le viol, ce sont les violeurs », a déclaré Risa Hontiveros, une parlementaire hostile au président.