Mali: Un responsable djihadiste et deux civils tués dans une frappe française

MALI Il s'agirait d'un responsable du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). L’état-major a exprimé ses « regrets » et présenté ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes...

20 Minutes avec AFP

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«La présence avérée de civils à proximité de l'objectif aurait entraîné l'annulation de la mission», a insisté l'état-major.
«La présence avérée de civils à proximité de l'objectif aurait entraîné l'annulation de la mission», a insisté l'état-major. — PASCAL GUYOT / AFP

L’un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), Mohamed Ag Almouner, et deux civils ont été tués dans une opération de l’armée française dimanche dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali, a annoncé lundi à Paris l’état-major français.

« Les commandos déployés (au sol après une frappe aérienne) ont constaté la mort de Mohamed Ag Almouner et d’un membre de sa garde rapprochée », selon un communiqué. Il s’agit d’un des « lieutenants du chef de l’EIGS » dans le secteur de Ménaka, frontalier avec le Niger, a précisé le porte-parole de l’état-major, le colonel Patrik Steiger, à l’AFP. Il se trouvait dans un campement isolé à 50 km au sud-ouest de la ville, a-t-il ajouté.

Le groupe EIGS, actif dans la « zone des trois frontières » (Mali, Burkina Faso et Niger), est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a aussi codirigé le Mouvement pour l’unicité du djihad en Afrique de l’ouest (Mujao), un groupe islamiste malien.

Une enquête en cours « pour déterminer comment des civils ont été atteints »

Les commandos français ont « découvert que deux civils, une femme et un adolescent, avaient également été tués et qu’un membre du groupe terroriste ainsi que deux autres civils avaient été blessés », a ajouté l’état-major. « Le lien entre les civils et le chef djihadiste reste à définir », de même que la raison pour laquelle ils se trouvaient là, a noté le colonel Steiger.

Les blessés ont été pris en charge par les équipes médicales de l’armée française déployées sur place. L’état-major a exprimé ses « regrets » et présenté ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes. Une investigation est en cours « pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe », a-t-il annoncé.

« Les critères français d’ouverture du feu sont particulièrement stricts et visent à éviter les pertes civiles », a-t-il assuré. « Chaque préparation de mission fait l’objet d’un recueil et d’une analyse d’un maximum de renseignements de façon à limiter le niveau de risque des opérations », a-t-il ajouté. « La présence avérée de civils à proximité de l’objectif aurait entraîné l’annulation de la mission », a insisté l’état-major.