Birmanie: Facebook ferme la page du chef de l'armée pour «violations des droits de l'Homme» envers les Rohingyas

RESEAUX Le chef de l’armée birmane et cinq autres haut gradés sont poursuivis pour « génocide », « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre » à l’encontre des Rohingyas...

20 Minutes avec AFP

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Le compte Facebook de Min Aung Hlaing, général de l'armée birmane, a été supprimée.
Le compte Facebook de Min Aung Hlaing, général de l'armée birmane, a été supprimée. — YE AUNG THU / AFP

Facebook a eu un rôle déterminant dans la campagne contre les rohingyas. En conséquence, le réseau social a décidé de fermer la page du chef de l’armée birmane pour « violations des droits de l’Homme ». En Birmanie, l’armée est l’un des acteurs principaux du nettoyage ethnique de cette communauté.

Le général Min Aung Hlaing fait partie d’une liste d’une vingtaine d’individus ou organisations birmanes que « des experts internationaux (…) ont établie comme ayant commis ou permis de graves violations des droits de l’homme ». Cette annonce de Facebook intervient alors que les enquêteurs de l'ONU ont demandé à la justice internationale d’intervenir.

Son outil de communication officiel

Le chef de l’armée birmane et cinq autres haut gradés sont poursuivis pour « génocide », « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre » à l’encontre des musulmans rohingyas.

Min Aung Hlaing, qui utilise Facebook comme son outil de communication officiel, n’a pas réagi dans un premier temps à cette annonce. Facebook avait déjà placé en juin un groupe de moines extrémistes birmans sur sa liste noire, après avoir reconnu avoir été « lent » à s’attaquer aux contenus racistes dans ce pays d’Asie du Sud-Est où le réseau social est omniprésent.

Les enquêteurs des Nations unies, qui travaillent sur les exactions contre la minorité musulmane des Rohingyas, avaient estimé récemment que Facebook avait joué « un rôle déterminant » dans la propagation du discours de haine.

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