Etats-Unis: Menacée de mort après avoir posé une question à Trump, une journaliste engage un garde du corps

MAISON BLANCHE Connue pour ses questions incisives au président Trump, April Ryan craint pour sa sécurité et vient de s’adjoindre les services d’un garde du corps…

20 Minutes avec agence

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La journaliste américaine April Ryan.
La journaliste américaine April Ryan. — Amy Harris/AP/SIPA

Une journaliste américaine de 51 ans s’estime menacée de mort et réclame à la Maison Blanche de prendre en charge ses frais de sécurité, rapporte France Info ce vendredi.

April Ryan, correspondante à la Maison Blanche pour une radio nationale et célèbre pour son franc-parler, assure être la cible de menaces régulières de la part de soutiens du président Donald Trump. Elle a fait appel à un garde du corps pour préserver sa sécurité.

Une journaliste connue pour sa ténacité

Connue pour sa ténacité et ses questions dérangeantes, souvent posées en direct, April Ryan exerce depuis vingt ans pour la radio American Urban Networks, unique média afro-américain accrédité à la Maison Blanche.

En janvier dernier, elle s’était attiré les foudres des partisans du président américain en demandant ouvertement à Donald Trump s’il était raciste, à la suite des déclarations polémiques de ce dernier sur les « shitholes countries » (« pays de merde »). April Ryan entretient également des échanges houleux avec la porte-parole du gouvernement Trump, Sarah Sanders.

La presse et le gouvernement à couteaux tirés

La tension entre la journaliste et l’administration Trump a augmenté au fil des mois. Au mois d’avril dernier, April Ryan a déclaré sur CNN qu’elle avait reçu des menaces de mort, après avoir demandé si le président comptait démissionner de ses fonctions.

De manière générale, l’équipe du président entretient des relations particulièrement mauvaises avec la presse américaine. À tel point que le 16 août dernier, plusieurs centaines de journaux américains ont publié des éditoriaux en réponse aux attaques de Donald Trump contre la presse, rappelle franceinfo. Le président américain avait notamment qualifié les grands médias de son pays « d’ennemis du peuple », en les accusant de propager des « fake news ».

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