Chine: 14.500 porcs tués pour contenir l'épidémie de peste porcine africaine

SANTE Cette maladie ne représente aucun danger pour la santé humaine, mais la contagion est très difficile à maîtriser... 

20 Minutes avec AFP

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Un cochon (illustration).
Un cochon (illustration). — N. Bonzom / Maxele Presse

Cela suffira-t-il à limiter l’épidémie ? Quelque 14.500 porcs ont été abattus dans une ville de l’est de la Chine, ont indiqué les autorités mercredi, à l’heure où le géant asiatique, premier éleveur mondial, s’efforce de contenir une épidémie de fièvre porcine africaine inédite dans le pays. Le gouvernement municipal de la cité portuaire de Lianyungang, à environ 300 km au nord de Shanghai, a fait abattre les animaux avant lundi soir, dans une zone de quarantaine, a-t-il annoncé.

Des inspections sur 4 millions de porcs

Les autorités locales ont mené des inspections sur quatre millions d’autres porcs abrités par des élevages de la ville, mais sans identifier d’anomalies. Pékin avait indiqué début août avoir détecté un foyer de cette fièvre hémorragique animale, pour la toute première fois sur son territoire, dans un élevage du Liaoning (nord-est). Le gouvernement local avait appliqué un plan d’urgence imposant notamment des zones de confinement et la destruction des carcasses et produits d’origine animale.

Pas de vaccin efficace

Cette maladie hémorragique contagieuse, présente en Afrique, en Russie et dans plusieurs pays d’Europe de l’est, est très difficile à maîtriser car il n’existe pas de vaccin efficace. Elle ne représente cependant aucun danger pour la santé humaine.

Elle est transmise par contact direct entre porcs infectés, par des tiques, ou des animaux sauvages comme les sangliers ou phacochères, et mortelle à 100 % pour les animaux touchés, ce qui inflige d’importantes pertes économiques aux élevages. Environ la moitié de la population mondiale de porcs est élevée en Chine, pays qui consomme le plus de viande porcine par habitant.

En mars, l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) avait averti de la menace pesant sur le nord-est de la Chine, en raison de la présence voisine du virus en Russie et avait demandé une augmentation de la surveillance de cette maladie porcine qui risque de se répandre «dans la péninsule coréenne et au Japon» si elle se propage en Chine, selon l’organisation.

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