Pays-Bas: Des excréments de lions pour faire fuire les daims

PAYS-BAS Il fallait y penser...

20 Minutes avec AFP

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Un lion (illustration).
Un lion (illustration). — Efrem Lukatsky/AP/SIPA

Le roi de la jungle va faire sentir sa présence aux Pays-Bas. La ville côtière de Zandvoort, située à l'ouest d'Amsterdam, va utiliser des diffuseurs olfactifs répandant l'odeur des excréments de lion afin de tenir à distance les daims, qui envahissent régulièrement les jardins des habitants.

De nombreux daims sont présents dans les dunes proches de Zandvoort et atteignent souvent les rues et parcs de la ville, devenant une source d'inquiétude pour les habitants. Afin d'inciter les animaux vagabonds à rester dans le périmètre des dunes, une compagnie néerlandaise de chemins de fer propose une idée originale: utiliser les effluves du fumier de lion.

L'odeur de ce prédateur rend en effet les daims anxieux. «Ils préféreront ne pas rester dans les environs», a indiqué à l'AFP Patrick Steijger, porte-parole de la compagnie. La société a créé une substance qui imite les senteurs du fumier de lion, élaborée en laboratoire à partir d'huiles et de 17 sortes d'herbes. Les effluves sont ensuites diffusées par des vaporisateurs fixés au-dessus de piliers et disposés le long des routes.

Un système utilisé aussi pour les renards et les lapins

La compagnie d'eau d'Amsterdam, responsable des dunes en question, a déjà tenté plusieurs expériences pour contrôler le parcours des daims, sans succès. Le système de la compagnie de chemins de fer utilise cependant de nouvelles substances, ce qui donne un regain d'espoir aux habitants soucieux de l'état de leurs plantes.

Ces diffuseurs devraient être installés d'ici un mois ou deux, selon Patrick Steijger. «Nous utilisons déjà ce système dans quelques endroits aux Pays-Bas, surtout le long des chemins de fer pour faire fuir les daims mais aussi les renards et les lapins», a-t-il ajouté.

Même si les daims n'ont jamais rencontré de véritable lion, l'odeur du prédateur fait naître en eux une peur profondément ancrée, a expliqué Nico van Staalen, professeur à l'université libre d'Amsterdam, au journal néerlandais Het Parool.