Roumanie: Des milliers de personnes manifestent à nouveau contre le gouvernement

SOCIETE Les manifestants accusent le gouvernement de corruption et exigent sa démission...

20 Minutes avec AFP

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Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre le gouvernement roumain à Bucarest
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre le gouvernement roumain à Bucarest — DANIEL MIHAILESCU / AFP

Pour le troisième soir consécutif, plusieurs milliers de Roumains sont descendus dans les rues de Bucarest dimanche pour protester contre le gouvernement de gauche, après les échauffourées qui ont fait des centaines de blessés au cours d’une manifestation vendredi.

Beaucoup moins nombreux que les deux nuits précédentes -ils avaient alors été des dizaines de milliers-, les manifestants se sont à nouveau rassemblés place de la Victoire, en face du siège du gouvernement, a constaté l’AFP.

450 personnes blessées pendant la manifestation

Nombre d’entre eux ont à nouveau accusé le gouvernement de corruption et réclamé sa démission. Vendredi, les manifestants avaient été environ 80.000 à demander la démission du gouvernement social-démocrate de Viorica Dancila, l’accusant de « corruption » et de vouloir « contrôler la justice ».

Plus de 450 personnes ont été blessées pendant cette manifestation qui a dégénéré, dont une trentaine de gendarmes. Plusieurs dizaines ont tenté de rompre le cordon policier, jetant des pierres et de bouteilles d’eau en direction des forces de l’ordre. Ces dernières ont riposté en ayant recours à du gaz lacrymogène avant d’utiliser un canon à eau pour évacuer la place.

Le président roumain de centre droit Klaus Iohannis, en conflit ouvert avec la majorité parlementaire de gauche, a fustigé « l’intervention brutale et disproportionnée » des forces de l’ordre et demandé au parquet général d’ouvrir une enquête.

Le PSD accusé de « mener le pays vers le chaos et le désordre »

Il a reproché dans la foulée au gouvernement d'« œuvrer contre les intérêts des citoyens », accusant les responsables du parti social-démocrate (PSD, au pouvoir) de « mener le pays vers le chaos et le désordre ».

Mise directement en cause, la ministre de l’Intérieur Carmen Dan a assuré que les gendarmes avaient agi en respectant la loi pour « défendre les institutions de l’Etat ».

Depuis son retour au pouvoir fin 2016, le PSD a entamé une vaste réforme de la justice qui menace l’indépendance des magistrats et vise à permettre à des responsables politiques d’échapper aux poursuites, selon ses détracteurs.

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