VIDEO. Venezuela: Le député arrêté reconnaît son implication dans l'«attentat» contre Maduro

AVEUX La confession de l'élu d'opposition a été filmée et diffusée par le gouvernement...

G. N. avec AFP

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Le député d'opposition Juan Requesens, ici le 5 avril 2017, a été arrêté après la tentative d'attentat contre Nicolas Maduro.
Le député d'opposition Juan Requesens, ici le 5 avril 2017, a été arrêté après la tentative d'attentat contre Nicolas Maduro. — FEDERICO PARRA / AFP

Le député de l'opposition vénézuélienne Juan Requesens, récemment interpellé, a admis dans une vidéo tournée par les autorités sa participation à l'«attentat» qui aurait visé le président Nicolas Maduro, a annoncé vendredi le gouvernement. «Il y a plusieurs semaines, j'ai été contacté par [l'ex-président du Parlement] Julio Borges qui m'a demandé de faire passer une personne du Venezuela vers la Colombie. Il s'agit de Juan Monasterios», un des auteurs présumés de l'attaque, a déclaré le jeune député de 29 ans.

Juan Monasterios est un militaire vénézuélien à la retraite, qui après son arrestation a admis avoir participé à l'«attentat» avec des drones chargés d'explosifs dont le chef de l'Etat socialiste dit avoir été victime samedi dernier. Selon le procureur, 19 personnes au total sont «directement liées» à cet «attentat» qui, selon le gouvernement, a été organisé depuis une ferme à Chinacota, en Colombie, par des personnes qui ont reçu pour cela 50 millions de dollars.

Arrêté par la police secrète

Juan Requesens, du parti Primero Justicia (la justice d'abord), fondé par Julio Borges, a été arrêté mardi soir par des membres de la police secrète vénézuélienne. La vidéo a été présentée par le ministre de la Communication Jorge Rodriguez qui a annoncé par ailleurs avoir demandé à Interpol de délivrer une «notice rouge» contre le leader d'opposition Julio Borges, exilé en Colombie. La demande s'étend à d'autres personnes résidant en Colombie et aux Etats-Unis, a-t-il ajouté.

Les «notices rouges» délivrées par l'agence de coopération policière internationale, dont le siège est à Lyon (France), sont des messages d'alerte par lesquels Interpol informe ses 190 États membres, à la demande de l'un d'entre eux, qu'un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre d'un individu par une autorité judiciaire. Dès samedi, jour de l'«attentat», Nicolas Maduro a accusé l'opposition vénézuélienne et l'ex-président colombien Juan Manuel Santos d'être derrière cette attaque fomentée avec des fonds provenant des Etats-Unis.

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Bogota et Washington ont nié toute implication et l'opposition crie à la mise en scène. Julio Borges a dénoncé mercredi auprès de l'AFP à Bogota une «farce». «Il n'y a pas eu d'attentat. Cela a été inventé par le gouvernement. C'est un rideau de fumée créé pour menacer, réprimer».